Je pars… Destination Bahia, Buenos-Aires ou Cuba

Je m’apprête à faire ma valise. J’attends que le président se lève pour ne pas faire de bruit. Tout comme pour le lave-vaisselle. Je ne vais pas le vider pendant qu’il dort. Alors, je suis sur l’ordinateur, de bon matin, pendant que la porte-fenêtre de la terrasse est grande ouverte, que j’entends les oiseaux chanter et parfois, un avion dans le ciel, par-dessus les toits. Un avion qui vole pour quelque part. Destination Bahia, Buenos-Aires ou Cuba…

Non, moi, ce sera destination Biscarrosse mais pour la rime, je sens que ça va être moyen. Probablement comme le temps pour m’y rendre en voiture. Le patron, qui a pris la route hier soir a mis plus de deux heures. Je risque d’avoir les mêmes problèmes de circulation. Ma foi, tant pis, je prendrai mon mal en patience et j’arriverai quand j’arriverai. De toute façon, j’ai déjà prévenu, ce midi, je me mettrai les pieds sous la table.

Je pars et j’ai pris soin de prendre le programme de l’opéra. Saison 2017/2018. Ainsi que celui du Pin Galant. Je les ai reçus hier et je les ai déjà parcourus et j’ai déjà fait une première sélection de ce qui me ferait plaisir à voir. Mais j’ai ressenti une grosse déception car j’étais persuadé qu’Isabelle Aubret ferait un crochet par Bordeaux, cette année. Il semble que non. Pour l’instant. Bon, je ferai sans mais ça m’aurait fait plaisir de la voir une dernière fois.

Je partirai dans une voiture qui n’est pas la mienne. Le patron m’a prêté la petite Mercedes A, la petite noire. Car pour l’instant, je suis sans voiture. Jusqu’à la semaine prochaine. Je ne sais pas encore quel jour précisément. Et je vais partir en emportant un CD. Je pars avec une de mes meilleures copines. Comme ça, si la route est longue, je chanterai avec elle. Puisque je pars seul. Le président, lui, il va aller passer deux jours à Brive.

Je pars et je vais laisser les plantations de la terrasse se gérer toute seule dans ce week-end annoncé caniculaire. Je reviendrai dimanche, dans la journée, en espérant qu’il n’y aura pas de dégâts. Nous ne sommes plus à la saison des lilas mais à celle du jasmin et du chèvrefeuille réunis. Entre autres. J’aime ce moment matinal où la vie et où la ville n’ont pas encore pris leur rythme de croisière. Moi, j’aime ce temps où je prends le mien.

Je pars, prends soin de l’opéra, de la rue des Lilas…