Pour ces quinze jours de congés, de RTT fériés, finalement, j’aurai tout fait et je n’aurai rien fait. J’aurai tout fait car j’aurai monté cinq bibliothèques Ikea en à peu près deux heures, jeudi dernier et vendu ma voiture, ce matin. Je serai allé à St Maixent dans les Deux-Sèvres et à Nantes, en Loire Atlantique. Je ne serai pas allé au cinéma une seule fois mais j’aurai fait deux séances de cardio avant de jouer au déménageur. J’aurai assisté à une compétition de natation mais je n’aurai pas ouvert un seul livre.

Dans la moitié qui me reste à vivre, je sais que je serai allé à Toulouse, demain, un mardi, pour changer et que je devrai passer quelques jours à Biscarrosse de jeudi à dimanche. Mais je ne serai pas vraiment parti en voyage. Je dis ça parce que je n’aurai pas pris l’avion ni même le train, ce qui aurait pu me donner l’impression de partir vraiment quelque part. Bon, les temps sont durs et il y a aura des jours meilleurs, sinon, c’est un peu tristounet, tout ça. Je n’avais pas l’habitude d’être en vacances comme ça.

Parallèlement, même si je n’ai rien fait d’incroyable, j’ai quand même passé un peu de plus de deux jours avec mes parents et ça, ça n’est pas rien. J’aurai quand même pu dormir un peu plus qu’en temps normal parce que j’aurai réussi à faire des nuits d’environ 8 heures. Au lieu des 5 auxquelles je suis accoutumé quand je travaille. Et j’aurai eu la satisfaction de voir ma terrasse fleurir : chèvrefeuille, jasmin, passiflore… tout ce que j’ai mis en terre en novembre dernier. Apprécier des petits plaisirs au lieu d’en avoir vécu des grands.