Bon, une page est tournée. Une page qui clôt un chapitre de ma vie. Un épisode d’un an et demi. L’histoire d’un coup de coup de cœur. D’un coup de foudre. D’une fulgurance.

Ce matin, je lui ai dit adieu. Je lui ai jeté un ultime regard histoire de bien la voir une dernière fois. Avec un pincement au cœur. Avec une légère boule dans la gorge. Il n’aurait pas fallu me demander comment ça allait, à ce moment très précis, sinon, je ne peux pas jurer que je n’aurais pas eu un ou deux sanglots dans la voix. Le kiki serré.

Peut-être aussi parce que je me suis senti un peu coupable. D’une trahison. D’un coup bas. Et avec cette inquiétude naissante : n’ai-je pas fait une connerie. Lâcher la proie pour l’ombre. Quitter une de deux ans pour une encore plus jeune. À peine née. Pas encore sortie de la couveuse. Question de jeunisme ? Non, simplement, difficilement un caprice.

Parce que j’ai eu des doutes. Et parce que je me suis laissé emporter par eux vers des envies d’autres horizons. Alors, je l’ai abandonnée. Dans les mains d’une Stéphanie. Quitter un Stéphane pour une Stéphanie. Ai-je vendu mon âme au diable en même temps que je vendais mon Renault Captur à cette dame de Montauban ? Un certain avenir me le dira peut-être.

Cette page est tournée, certes, mais la prochaine n’est pas encore ouverte. Je suis en attente des nouvelles de la suivante. En espérant que je n’aurai aucuns regrets. En plus des remords.