L’audace de la liberté. Ça, c’est un premier concept qui me plaît. Il y a des mots qui font mouche et celui-ci, audace, que connaissait bien Danton, me parle au plus profond. Parce que c’est plein de promesses, plein de risques mais pas dangereux et aussi plein de chance. Les premiers, on doit savoir les mesurer et les secondes, on doit pouvoir les saisir quand elles passent. Sans aller jusqu’aux coups de poker, j’aime bien l’idée d’oser, d’innover, de tenter des expériences. C’est toujours mieux que les eaux stagnantes dont les seules promesses sont celles de la moisissure et de la pourriture.

L’exigence de l’égalité. Là encore, deux mots en forme de cœur de cible. De but à atteindre. Surtout dans un pays qui a aboli (ou cru abolir) les privilèges, le 4 août 1789. J’ai dit (entre parenthèses) qu’on a cru les abolir car à voir les inégalités dont notre pays est truffé encore aujourd’hui, je me dis qu’il y a encore bien du chemin à parcourir avant de commencer à y voir un peu plus clair en la matière. Et l’égalité, même si ça passe par moins de libertés pour certains, ne perdons pas de vue le principe des vases communicants : ça permettra à d’autres de relever leur niveau.

La volonté de la fraternité. Dans volonté, il y a vouloir. Comme dans bénévole. Pourquoi ne pas imaginer qu’on puisse être vraiment tous frères et sœurs ou encore tous cousins et cousines ou encore tous faits de la même eau et du même sel ? De ce fait, cette validation de la Fraternité avec un grand F permet d’encore mieux entrevoir une exigence de qualité et les audaces de la liberté. À tout ça, je dis oui, oui, oui. Je dois le dire et le redire. Je vais le dire et le redire. Et je le dirai autant que ce sera utile et nécessaire. Tout ça, ça me séduit. Un peu, beaucoup, passionnément.