Ah ça non, il n’est pas trop courageux, le mec moi. Il a vraiment peu de tonus, ce qui n’est pas anormal, il est samedi après-midi, une lourde semaine derrière lui et ce ne sont pas ces quinze jours fériés qui l’attendent au tournant qui sont aptes à lui retirer son espèce de fatigue. Sa chape de plomb sur les épaules. Et dans son esprit. Alors, le mec moi, il lézarde. Non pas au soleil mais sur le canapé en visionnant Envoyé Spécial de jeudi dernier, en replay. Avec l’espoir ténu que la volonté, la conviction et l’audace de Macron vont l’aider à se remettre sur les rails.

Mais non, le mec moi, il est crevé et rien n’y fait. Le temps n’est pas très beau joueur, de son côté, on dirait que la météo boude, fait son caca nerveux. L’immense ciel bleu et ce soleil splendide d’hier après-midi n’étaient peut-être qu’une illusion d’optique. Un leurre. Une promesse un peu comme celles qu’on peut présenter lors d’une campagne électorale. Et là, pendant que le sèche-linge tourne sur lui-même, le temps en fait autant et le vent emporte tout le reste. Je le vois bien, sur la terrasse, toutes les plantations bougent, à droite, à gauche, à droite, à gauche….

Je n’ai pas encore pris ma douche de début de vacances. Et je me dis, que je pourrais aller sortir un transat et aller m’installer dehors, attendre qu’un petit grain m’humidifie le corps, me savonner l’esprit et ensuite, patienter qu’une grosse averse vienne me rincer. En même temps, je suis déjà rincé, physiquement parlant. Mais il reste encore des traces. Alors, je crois que tout à l’heure, j’irai prendre une véritable douche, à l’eau chaude mais là, je vais retourner là où j’étais avant de venir écrire ce billet. Qui n’existe juste que pour dire : je vais m’allonger mais je suis encore debout.