Demain, je serai en congés pour deux semaines. Ça va me faire seize jours fériés consécutifs. Parce que qui dit congés, ne dit pas forcément vacances et c’est justement ce qui m’attend. Je ne pars pas. Je ne pars pas en voyage. Je vais aller chercher mes parents pour que nous allions ensemble à Nantes, pour un week-end et j’irai passer une journée à Toulouse. Après, si nous décidons d’aller passer trois ou quatre nuits à Biscarrosse, ça sera un petit dépaysement mais ça ne sera pas ce que j’appelle des vacances, où on va découvrir un endroit qu’on ne connaît pas, un pays, une ville…

Alors moi qui me plains régulièrement de ne pas avoir autant de jours fériés chômés que les autres, je devrais être content d’en avoir seize qui vont se suivre et se ressembler peu ou prou. Seize jours à graisser les matinées en me levant à 6h voire à 7h au lieu de 3h. Seize jours pendant lesquels je me suis promis d’aller une fois par jour soit à la salle de cardio, soit à la piscine. Et si je m’en sens la force surhumaine, je pourrais même inverser : courir dans l’eau sans avoir pied et/ou faire des longueurs de brasse ou de dos crawlé sur le tapis.

C’est vraiment histoire de se changer les idées, de ne plus être totalement dans le quotidien. Parce que moi, je n’étais pas habitué à prendre des congés sans partir vraiment, jusqu’à l’an dernier. Moi, le sirop de la rue, j’aimais bien aller là-bas, retourner ici et tout ça, et tout ça. Mais là, je commence à tomber dans cette routine de rester chez moi pendant des vacances. Rester les deux pieds bien ancrés dans mon quotidien. Seul le travail, où je n’irai pas, sera différent. Sinon, pour le reste, tout comme quand je bosse. La cuisine, la vaisselle, les courses… Et dans le meilleur des cas, la sieste les jours de peu…