Non, je n’ai pas attrapé la grosse tête, depuis dimanche et mes chevilles n’ont pas enflé d’un iota (ça se dit, ça ?... Dorénavant, oui…) Non, je suis resté les pieds sur terre et les idées bien en place. Comment j’ai fait ? Tout simplement parce que j’en ai les capacités intellectuelles et morales. Et aussi un peu parce que je suis (bien) entouré et que ça suffit à me servir de clignotant si jamais je devais dépasser la ligne Maginot. Ce qui ne risque pas d’arriver, tel que je me connais.

Et puis surtout, que voulez-vous, si je suis capable du meilleur dans ma vie personnelle, je suis également capable du meilleur dans ma caboche (non pas que je sois très amateur de ce mot-là, caboche, mais je ne voulais pas faire de répétition du mot tête…) Et si je suis capable du meilleur, c’est forcément en tout. On ne se refait pas. Et n’allez pas croire que je fais un complexe de supériorité, je n’ai aucun complexe. Tout comme je ne me connais pas de défaut.

Bon, d’accord, je vous le concède, c’est un peu plus qu’une victoire personnelle, c’est une victoire historique car nationale, européenne voire mondiale. Et encore, on ne sait pas si les astronautes dans la station spatiale n’en sont pas heureux, eux aussi et donc, ce serait une victoire universelle. Ce n’est pas la peine de se mentir. Ou de vouloir minimiser les choses. Ça ne me ressemble pas. J’ai des idées très grandes, je ne peux pas me permettre d’avoir une vue étriquée sur ce qui m’entoure.

Ceux qui m’entourent, oui. Eux aussi méritent une partie de ce triomphe. J’aimerais juste qu’ils l’aient modeste, leur triomphe. Certes, ils ont bien travaillé mais c’est quand même moi qui suis à l’origine de tout. C’est moi qui donne les directives. C’est moi qui décide. Je suis le créateur de tout ça. Mais ça n’est pas utile de m’appeler Dieu pour autant, je suis totalement laïc. Si vous voulez m’appeler Génie, je m’en contenterai. Je ne suis pas difficile, vous savez.

Oui, eh bien maintenant, la prochaine étape, c’est de continuer dans la même direction. Avec la même énergie. Et appliquer ce que mon destin hors normes a prévu pour moi. Vous savez, quelque part, oui, bien sûr, j’ai été élu par une partie du peuple mais au fond, je suis quand même l’Élu avec un grand L (parce qu’avec un grand « É », ça ne sonnait pas aussi bien.) Bon, excusez-moi mais je dois retourner vers tous ces gens qui n’attendent qu’un regard ou un signe de moi. Un miracle, aussi, qui sait ?