Encore une fois, je sens que je ne vais pas jouer les prolongations et cette année, j’ai l’impression que je vais battre mes records de lundis fériés pas pour moi. Il y a les incontournables : Pâques et Pentecôte (dans l’ordre alphabétique, pour ne vexer personne chez les cathos et surtout, chez Sens Commun) mais aussi, tous ceux, qui ne sont pas forcément un lundi, d’habitude : 1er mai, 8 mai et Noël (je ne compte pas le 1er janvier 2018 car bon, comme son nom l’indique, ce ne sera déjà plus en 2017) : ça fait donc cinq lundis fériés que je ne récupèrerai même pas.

Alors que quand le jour férié tombe un samedi, je vais quand même travailler car mon emploi fait que tout doit être clôturé le samedi midi. Après, c’est trop tard. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. Bon, ça signifie donc qu’il n’y en aura qu’un, celui du 11 novembre de samedi férié quand même travaillé, pour moi. Il n’empêche que tous les autres, dans l’entreprise dont je suis salarié, il n’empêche que tous les autres auront eu droit à cinq jours fériés flottants et pas moi. Je ne sais pas pourquoi mais je trouve que ça a des relents d’injustice. Et ça, ma foi, je n’aime pas trop.

Oui, du coup, je me demande si je ne vais pas faire mon Fillon ou mon Dupont-Aignan : me plaindre, dire que c'est un complot. Le premier a sa femme qui est épuisée d’une carrière professionnelle un peu trop lourde à porter et le second, pardon si c’est idiot, mais c’est le maire d’Hyères et ça, dit très vite, ça fait merdière et ça, ça me fait rire. Au moins, j’aurai un peu ri dans ce week-end même pas prolongé. Je n’aurai donc pas tout perdu. Mais je peux vous jurer que dans environ quatre ans, quand je serai en retraite, je me vengerai. J’en abuserai des lundis fériés. Vous pouvez me croire. Juré, craché.