Légèrement plus de 16h, je me relève, dans le sens que je me lève de nouveau. Ça fait deux fois, aujourd’hui. Une première, à 3h du matin et une deuxième à 16h. Je n’ai pas dit une première et une seconde car rien n’est dit que je ne me lèverai pas une troisième fois, en ce 27 avril, jour mou s’il en est, en ce qui me concerne. Il y a des jours comme ça. Un lendemain de fête, hein, maman ?

Contrairement à d’habitude, j’ai plutôt bien dormi et certainement d’une seule traite, la nuit dernière et c’est bel et bien la petite musique de nuit de mon réveil qui m’a fait sorti de ma léthargie nocturne. Je n’en ai pas cru mes oreilles, au premier abord mais au dernier, je n’ai pas eu le choix, je me suis levé pour la faire taire, cette mélodie qui est loin d’être celle du bonheur.

Arrivé au bureau, ça s’est plutôt bien passé, mieux que les autres jours : tout était fluide, sans difficulté et j’ai avancé dans mes contrôles tout en me rendant compte que je ne faisais que bâiller. Bâiller, bâiller, bâiller. Et encore bâiller. Un bon bâilleur comme moi peut se faire bâiller tout seul au moins sept fois de suite. J’en suis la preuve vivante. Et tiens, voilà que ça recommence.

Je reprends mes esprits et je replonge dans cette matinée un peu difficile au niveau de la concentration car à plusieurs reprises, j’ai mis ma tête dans mes bras, sur mon bureau et j’ai fermé les yeux pour plonger dans des mini-micro-siestes d’environ une à deux minutes à chaque fois. J’avais l’impression que mes paupières n’allaient pas me laisser finir mon travail. Quant à mes neurones…

Alors, j’ai pris une grande décision, en rentrant du boulot : après déjeuner, j’allais me laisser aller. J’ai réservé toute la place sur le canapé et je me suis laissé bercer par les informations du journal de 13h, sur France 2 et ensuite, je n’ai émergé que près de trois heures après. Il fallait que cette sieste fût vécue pour que je récupère un peu de moi. C’est chose faite. Du moins, je l’espère car je me sens encore un peu à côté de la plaque.