À contrario de Juliette Gréco, ce ne sont pas les dimanches que je hais mais les lundis fériés. Il doit y en avoir trois par an et à chaque fois, ça me rend légèrement hargneux. Bon, je vous l’accorde, hargneux, c’est sans doute un mot un peu fort mais je peste malgré tout beaucoup en mon fors intérieur.

Parce que, pour moi, les lundis fériés, ça ne change rien à mes différentes routines. Je ne travaille jamais le lundi donc, un lundi comme aujourd’hui, c’est un lundi comme les autres. Sauf que cette fois, il a l’air d’être au soleil et ça, c’est une chose que les autres n’ont jamais. Un lundi comme les autres. Ni plus ni moins.

Aujourd’hui, j’ai vaqué ou je vais vaquer à mes corvées habituelles : courses dès l’ouverture du magasin Auchan (à 9h pour une fois au lieu de 8h30 en temps normal), cinéma après le déjeuner, un peu de cuisine dans l’après-midi (j’ai pris de l’avance hier en prévision d’aujourd’hui, pour me donner l’illusion d’être un peu férié…)

À la différence des autres lundis, il y a du monde partout : dans les magasins, dans les lieux de loisirs et partout où j’aime aller les autres fois, quand je me sens un peu plus à part. En plus, aujourd’hui, tout ce qui est officiel est fermé. Même les piscines municipales. Alors que justement, tout service public devrait être ouvert.

Après tout, on parle bien du travail le dimanche pour les employés du secteur privé, pourquoi pas pour les autres ? Alors, vous comprenez bien que pour moi, compte tenu que j’irai quand même travailler demain, aujourd’hui ne change rien aux autres lundis. Je n’aime pas les lundis fériés. Je déteste les lundis fériés.