C’est un jour gris, un dimanche de Pâques terne et légèrement trop frais pour ma part. En même temps, que ce soit Pâques ou rien du tout, ça ne va pas changer grand-chose à ma vie car je ne fête ni l’un ni l’autre : ni Pâques ni rien du tout. Pour moi, c’est un dimanche comme les autres. Avec son lot de routines et peut-être quelques (bonnes ?) surprises mais ça, je ne le saurai qu’en fin de journée. Pour l’heure, alors que nous venons de déjeuner, on va d’abord se préoccuper de moi. De savoir si je maintiens d’aller au cinéma comme je l’avais plus ou moins prévu ou si je reste tranquillement ici à me reposer car je me suis couché tard, hier soir, exceptionnellement.

Je me suis couché tard, très tard, même, à mes yeux mi-clos, parce que ma cousine était là et nous avons traîné devant les 2 DVD des Frères Taloche, que j’avais promis de lui montrer, à l’occasion. Et pourtant, ma journée de samedi avait été particulièrement bien remplie, j’aurais dû m’écrouler bien avant minuit. Je m’étais levé à 3h pour aller bosser, j’en suis revenu vers 10h pour aller nager, comme ceux qui m’ont lu hier le savent déjà et après, j’ai cuisiné pour avancer au maximum mon repas du soir avec Isabelle et ensuite, quand elle est arrivée, on a papoté et papoté et papoté comme si nous ne nous étions pas vus depuis belle lurette alors que non, pas du tout.

Nous nous étions vus il y a deux ou trois semaines, ce qui n’est pas long, dans l’absolu. Ensuite, nous sommes allés faire deux ou trois courses en ville et nous sommes allés voir Un profil pour deux, au cinéma. Avec Pierre Richard, entre autres. J’ai cru que j’allais m’endormir pendant les vingt premières minutes mais ensuite, j’ai été bien accroché par cette espèce de vaudeville moderne et audacieux à la limite de l’amoralité mais c’est ça qui m’a plu, justement. Et nous sommes rentrés à pieds, quarante minutes environ, parce que toute la ville était fermée aux voitures, aux bus et aux trams à cause du marathon. Alors aujourd’hui, tout ça, je le paie un peu. Forcément.