Que sont devenues les fleurs du temps qui passe ? Que sont devenues les fleurs du temps passé ?

Aujourd’hui, c’est le jour du grand fauchage. Après avoir coupé les têtes fanées de mes premières tulipes jaunes, le week-end dernier et celles des rouges, avant-hier, là, je viens de déterrer les bulbes en tirant doucement sur les tiges jusqu’à ce qu’ils sortent de terre, de leur début d’hibernation. Parce qu’il n’était pas question qu’ils restent là tout l’été à se tourner les pouces sans rien faire. Non, je vais les mettre au sec soit pour les donner à Claude, pour Cabirol ou pour Biscarrosse, soit pour les replanter à l’automne ici-même mais je reconnais que cette année, pour les fleurs aussi, j’ai des envies d’infidélité : j’aimerais avoir des renoncules, l’année prochaine, au printemps.

Les filles les ont coupées, elles en ont fait des bouquets, apprendrons-nous un jour, apprendrons-nous jamais ?

Pour ce qui est des anémones bleues, blanches et rouges, je suis un peu plus circonspect car, alors que je croyais qu’elles allaient fleurir avant les tulipes, en réalité, elles sont prévues pour maintenant et pourraient durer jusqu’à fin juin. Elles sont très feuillues et sont pleines d’inflorescences. Je ne vais donc pas pouvoir les couper, ce serait un crime de lèse-majesté des fleurs. C’est donc un peu à contre cœur que je vais les laisser dans la jardinière du milieu et attendre qu’elles aient terminé leur ouverture jusqu’à ce qu’elles soient fanées et que je puisse éventuellement les remplacer par autre chose en prévision de la fin de l’été. Mais ça me contrarie un peu, ça, j’avais envie de capucines, là.

Sur les tombes, elles ont poussé, d’autres filles vont les couper, apprendrons-nous un jour, apprendrons-nous jamais ?