Finalement, j’ai pu accéder à mon espace personnel, dans mon blog, hier, vers 17h30. J’avoue que je n’y croyais plus trop car plus de deux heures sans pouvoir me connecter, j’ai vraiment cru que la censure était passée par là. À cause de Pénélope ou à cause de Marine. Mais non, plus de peur que de mal. Quoique… Quoique…  Plus de peur que de mal ? Pas autant que si j’avais remplacé mon billet quotidien par un poème car pour me venger, j’ai failli faire des vers. Des vers pour oublier. Mais j’ai eu des problèmes de rimes.

Oui, j’ai été incapable de trouver une rime à mon premier vers : « Puisqu’à l’impossible, nul n’est tenu et que rien n’est simple… » Il s’est bel et bien confirmé qu’il n’existe aucun mot, dans la langue française, qui ne puisse rimer avec « simple. » Simple est un mot très compliqué à utiliser en fin d’alexandrin. Mais pas que. C’est donc un mot qui ne rime à rien. Juste avec « ultrasimple » et je me voyais mal faire un deuxième vers qui se termine avec « ultrasimple », ça ne me disait rien du tout. Alors, j’ai changé mon fusil d’épaule.

J’ai bu un verre et grignoté un bout de pain et de fromage et j’ai pensé à quelque chose d’autre : « Plus on avance en âge, moins de la vie on est goinfre » et là, rebelote, impossible de trouver un seul mot qui se termine par « oinfre. » Décidément, ce n’était pas mon jour de chance. J’ai pourtant retourné Internet et les moteurs de recherche dans tous les sens mais rien n’y a fait. Et je n’ai pas voulu parler de gaufre ni de fifre car quand on se dit amateur de poésie, on ne peut pas faire dans l’à-peu-près. Même sous prétexte de métaphore.

J’ai alors respiré un bon coup et j’ai tenté de trouver une autre inspiration : « Préméditer sa propre fin sans que cela ne passe pour un meurtre » mais là encore, j’ai fait chou-blanc car je n’ai trouvé aucun autre mot qui finisse en « eurtre », pas même en Moselle. « De tous les ors de l’amour n’être jamais pauvre » et bingo, impossible également de trouver une rime en « auvre » alors, j’ai failli abandonner. Mais j’ai finalement choisi de faire comme Sébastien Destremeau (Vendée Globe), arrivé samedi aux Sables, dernier mais arrivé.

Sur le métier, j’ai remis mon ouvrage encore et encore et j’ai choisi des mots qui avaient des cousins pour me permettre de composer un poème qui tienne la route et contre toute attente, je voudrais aussi dire à ceux qui croient qu’il n’y a pas de rime à triomphe, à Belge, quatorze, quinze et larve, j’en ai trouvé, moi : hémigomphe, monogomphe, hétérogomphe, homogomphe pour le premier ; franco-belge pour le deuxième ; cent-quatorze et cent-quinze pour les troisième et quatrième et Algarve et paralarve pour le dernier mot. Et alors ? CQFD. Na !