J’ai choisi l’option de publier un billet par jour pendant ma semaine de vacances, à partir du 19 mars prochain, quand je serai en Allemagne. Mais comme je ne veux pas chercher des moyens de me connecter à tout prix pendant que je serai là-bas, j’ai décidé d’écrire cinq (petits) billets à l’avance. Que cinq ? Oui : nous partons dimanche mais je pense que j’aurai le temps d’écrire ce jour-là et nous reviendrons le samedi suivant sur Bordeaux et là encore, je ferai le nécessaire de chez moi, une fois revenu à non port.

Cinq petits billets juste histoire de ne pas perdre le fil avec mes (pas du tout) nombreux lecteurs et parce que je me dis que c’est sympa de prévoir les choses à l’avance. Sauf s’il m’arrive quelque chose de terrible et que je ne reviens pas et que les billets continuent d’être publiés de façon automatique. Mais c’est la vie. Si on ne prend aucun risque, on ne fait jamais rien. Et là, franchement, les risques sont mesurés, nous n’allons pas (nous) conduire comme des bêtes sur les routes que nous allons emprunter.

C’est assez troublant d’imaginer des choses qui ne sont pas encore arrivées comme si elles étaient déjà arrivées. Un peu comme ces émissions de télévision, qui sont enregistrées des semaines à l’avance et dans lesquelles on nous fait croire que nous sommes le jour J. Non, moi, je ne dirai pas que je suis en direct. Enfin si, je le dirai mais comme je le dirai en allemand, avec un peu de chance, même si les mots sont proches d’une langue à l’autre, peut-être que tout le monde ne comprendra pas. Et quand bien même…

De toute façon, aujourd’hui, c’est un jour qui nous éloigne du printemps, contrairement à ce que j’ai écrit hier. C’est un jour qui pourrait être de novembre, un ciel triste, bas et terne. Aucune clarté. Aucune lueur à l’horizon. De quoi commencer à nous imprégner du temps qui nous attend la semaine prochaine en Allemagne ? Si j’en crois les sites de météo, nous allons avoir un combiné froid/pluie dont nous nous passerions bien mais bon, quand on prend ses vacances à l’est en fin mars, on ne peut pas s’attendre du grand beau.

Je vais d’abord publier ce billet. Ensuite je programmerai ceux des 20 au 24 compris et après, après seulement, je succomberai à ce canapé qui me tend les bras. Juste histoire de m’allonger un peu car franchement, avec le temps qu’il fait dehors, que voulez-vous faire d’autre que de vous mettre en position horizontale ? Il n’y a qu’à demander à mon père, je suis sûr qu’il va acquiescer. Et je suis d’accord avec lui. Alors, si tout le monde est d’accord, qu’est-ce qu’on attend pour être heureux. À la fin de ce paragraphe, je valide et je me vais m’étendre.