C’est très amusant de voir quand le fictif rejoint le réel car je viens de découvrir que le prénom Pénélope, étymologiquement, ça vient d’un mot grec qui signifie canard ou oie sauvage. Et quand on sait que les ennuis de son Fillon de mari ont été révélés au grand public par le Canard Enchaîné, excusez-moi, mais moi, ça me fait sourire voire rire. Peut-être pas aux éclats non plus, il ne faut rien exagérer mais ça me faire sourire parce que ça satisfait mon côté cérébral et ça titille mon goût de la chose drôle. Ça excite la partie de mon cerveau qui est reliée à mes zygomatiques.

Pénélope serait donc un canard (déchaîné ?) ou une oie (blanche ?) mais pourquoi pas une pie, alors ? Vous savez, les pies, ces oiseaux qui aiment tout ce qui brille et qui le volent pour le mettre dans leur nid… Une belle leçon d’épargne. Et qui rapporte plus que le livret A, croyez m’en. En même temps, je ne veux pas d’ennui, moi, qu’on soit bien d’accord, je n’ai jamais dit que Pénélope Fillon était une voleuse, loin de moi une telle pensée scabreuse. Je me contente juste de m’amuser avec des infos dont nous sommes abreuvés depuis deux ou trois semaines, maintenant et c’est tout. Je fictionne, tout au plus. À la limite, je peux juste être taxé de mauvais esprit mais c’est tout.

Sur Internet, j’ai également trouvé des infos sur le prénom Pénélope. Il s’y dit qu’elles seraient ouvertes, dynamiques et ambitieuses. Elles auraient un fort caractère et du mal à se soumettre aux règles établies. Elles seraient libres, indépendantes et autonomes. Elles détesteraient demander de l’aide aux autres et préfèreraient régler leurs problèmes elles-mêmes. Tout ceci me semble assez éloigné de l’image de madame Fillon, non. Je vais donc aller dans son sens et dire que vu que tout ça ne lui ressemble pas, je la vois mal partie prenante dans l’affaire qui les concerne, avec son mari.

Mais, comme aurait pu le dire Jeanne d’Arc, comme il n’y a pas de fumée sans feu, on peut alors se demander si tout ce qui lui arrive ne s’est pas produit à l’insu de son plein gré (sic !) et donc, à l’innocente les mains pleines. Les mains pleines de quoi ? D’argent ? Oh que non, je ne dirai pas ce que d’aucuns aimeraient peut-être que je dise. Non, les mains pleines de rien. Parce que l’absurde de la situation permet d’imaginer une telle chose. L’absurde de la situation. Je ne sais pas pourquoi mais tout ça me fait penser au début de la pièce La Cantatrice Chauve d’Eugène Ionesco.

Enfin, si, je sais pourquoi ça m’y fait penser. Car dès la première scène, il me semble que monsieur et madame Smith parlent de façon un peu incohérente et découvrent qu’ils portent le même nom, qu’ils habitent à la même adresse, le même appartement et qu’ils sont mariés ensemble. Eh bien, monsieur et madame Fillon, c’est un peu ça : l’épouse apprend des années après qu’elle aurait  travaillé pour un salaire conséquent et pourrait-elle alors découvrir qu’elle est mariée à ce monsieur catho et intègre qui se présente aux élections présidentielles de 2017. Quelle oie blanche !