Un enchantement que La La Land. Je suis allé voir le film, à la séance d’après déjeuner malgré mon mal de crâne. Pas forcément une migraine mais un gros mal de tête de derrière les fagots qui ressemble comme deux gouttes de champagne à une gueule de bois. Pourtant, hier soir, je n’ai bu que quatre flûtes, pas du tout de vin rouge donc, on ne peut pas dire que j’ai abusé. Il faut croire que pour mon corps, si. Tant pis pour moi. De toute façon, j’avais besoin d’oublier que mon thon était trop cuit. Trop dur. Trop sec. J’avais besoin d’oublier que j’étais fatigué. Et j’avais besoin de me doper un peu pour tenir jusqu’à près d’une heure du matin.

Un ravissement que de voir Emma Stone et Ryan Gosling nous faire le coup de la comédie musicale hollywoodienne. Des belles images, beaucoup de couleurs, de la belle musique, des danses, des claquettes, une histoire d’amour et des étoiles plein les yeux. Je connaissais plus Ryan qu’Emma mais j’ai été ébahi et enthousiasmé par sa prestation à lui. Je l’avais vu dans trois ou quatre films, plutôt noirs et/ou violents et là, je découvre un musicien (c’est vraiment lui qui joue du piano ?), un danseur et un chanteur. Le mec parfait, quoi. Si je dois me réincarner un jour, j’aimerais que ce soit en lui. Avec sa beauté et son talent, bien entendu.

Un envoûtement que ces deux heures de cinéma comme j’aime. Un cinéma dans lequel on se sent bien et qui fait oublier la crudité et la cruauté de la vie quotidienne.  Les petits tracas comme les gros drames. Et qui donne envie de pardonner tout à chacun. Même à moi. Parce que je dois le reconnaître, mon billet d’hier n’était pas terrible. J’ai voulu me croire spirituel à jouer avec la nourriture comme je l’ai écrit. Il y a des choses qu’on ferait mieux de garder pour soi, parfois. Hier, c’était un jour à ça. Aujourd’hui, je le paie avec cette gueule de bois. Mais j’ai passé un moment fabuleux avec La La Land et ma foi, ceci compense cela.