Apéritif : Cendrillon, cette petite crevette, a une mycose des orteils. Avec Annette, elle aime écouter Schubert en fumant une cigarette. Et la pute du coin de la rue, elle se les roules en attendant le client.

Entrée : baratin de Fillon même si on n’est pas lundi. Plat : Henri de Basmati et sa voiture décapodes sort avec un laideron. Dessert : Charlotte a une bonne gueule, moustache. Et ses étoiles de St Étienne.

Voilà mon menu de ce soir et je défie quiconque de trouver tout ce que nous allons manger et que je suis encore en train de préparer. On s’occupe comme on peut quand on est enfermé dans sa cuisine, hein ?

Je ne vais pas vous faire languir car comme il n’y a rien à gagner (c’est un jeu avec un gain fictif !), je vais donc dévoiler mon menu en version décryptée. Mais je vais faire vite car j’ai encore plein de choses à finir.

Chaussons aux crevettes et aux champignons et chaussons à la truite fumée et à l’aneth. Accras de morue. Soupe de légumes aux petites ravioles aux herbes. Dos de bonite rôti et son riz basmati aux légumes thaï, sauce curry-coco.

Charlotte à la poire et aux pistaches et macarons divers. Sauf que là, les macarons, c’est comme les accras, ce n’est pas moi qui les ai faits. J’ai des limites à respecter. Et du temps en manque. Parce que si j’avais voulu…

Voilà pourquoi le billet du jour sera court et surtout, très immodeste. Ça ne sert à rien de vanter un repas qu’on est en train de préparer si on n’est même sûr qu’il soit réussi. Ma foi, j’aurais fait ce que j’ai pu.