On ne va peut-être pas ressasser tous les jours les mêmes histoires, c’est pourquoi je me propose de prendre un bol d’air et aujourd’hui, ne pas évoquer l’affaire Fillon and Co autrement que pour dire que je ne vais pas en parler. J’ai envie d’autre chose. J’ai envie de choses plus légères. Alors, je vais évoquer certains faits divers qui vont assurément faire diversion.

J’ai entendu dire à la radio, ce matin, qu’une nounou girondine venait d’être condamnée à deux ans de prison dont un fictif pour homicide involontaire par imprudence sur une fillette de 18 mois, à l’époque des faits, le 18 novembre 2011. D’ailleurs, une fillette de 18 mois en novembre 2011, ça signifie qu’elle est née aux environs du mois de mai 2010 et donc, aujourd’hui, ça lui ferait presque sept ans et voilà, quoi. Si elle n’était pas morte par asphyxie, elle serait en C.P. voire en CE1. Mais peut-être aurait-elle eu de l’asthme, allez savoir.

Une autre affaire d’enfant défunt, c’est celle de cette autre petite fille, de 19 mois en août 2015, qui est tombée du quatrième étage d’un immeuble à Troyes, dans l’Aube. Au début, on a cru à une chute accidentelle mais il paraît que c’est un garçon de dix ans qui a été reconnu coupable. Peu importe, en ce qui nous concerne, ici, aujourd’hui, tout ce que je voudrais dire, c’est que ce n’est pas de chance, vraiment, de tomber d’un quatrième étage à Troyes au lieu de chuter d’un premier étage à Dreux ou d’un rez-de-chaussée à Ayn. Je dis ça, je ne dis rien, ce sont juste les chiffres qui présentent des hasards amusants.

Vous en voulez un troisième ? Je crois que j’ai bien senti que vous étiez très réceptifs à ces anecdotes tirées de faits-divers. Je crois que le dernier cas date d’hier : un bébé de deux mois, encore une petite fille, a été grièvement  blessée à la tête après avoir été mordue par le chien de sa grand-mère, au domicile familial. La gamine était dans son siège « cosy » quand l’animal s’est jeté sur elle et l’a attaquée au niveau du crâne. Elle en gardera certainement des séquelles toute sa vie. Si on l’avait laissée avec Sophie la girafe, ça ne serait pas arrivé, ça, aussi.

Je ne sais pas pour vous mais moi, ça m’a fait vraiment beaucoup de bien de parler d’autre chose que de la campagne des présidentielles et des affaires impliquant des hommes politiques. Il faut savoir revenir à des choses un peu plus essentielles, de temps en temps. Retrouver le sens des valeurs. Et ne pas avoir peur de regarder le monde en face, droit dans les yeux.