Je ne vais pas tirer sur l’ambulance,  je n’aime pas cette façon de faire quand les chiens sont lâchés et que la caravane passe aux abois. Il n’empêche que je vais peut-être quand même tirer sur les pneus de l’ambulance. Rien que pour voir ce que ça va faire. Si elle va se mettre à tanguer. Aller à gauche, à droite, à gauche, à droite, à gauche, à droite, à gauche… ou définitivement rester à droite. Puisque c’est sa ligne de conduite. Pas de chemins de traverse, avec lui. Non, lui, c’est la rectitude attitude.

Sans sourciller, il a été bon. Très bon, même. Un mec bien planté dans ses godasses. Le regard droit devant, le verbe clair (malgré quelques fautes de français) et le ton posé. Placide, voilà, c’est ça, il a été particulièrement placide pour quelqu’un qui avait tant à se justifier. Il présente bien. On ne peut pas lui reprocher ça, au contraire. Et rien ne me fera ne pas être objectif, aujourd’hui, sur ce coup-là. Je l’ai trouvé très à sa place. Très charismatique même si peut-être légèrement un peu trop mesuré.

En revanche, que penser du fond ? Je ne vais pas me prononcer au vu de la présomption d’innocence. Mais c’est un peu comme l’histoire de ce jeune qui s’est fait déchirer l’anus par la matraque d’un policier devant trois collègues à lui. On veut nous faire croire que ça n’a pas été fait exprès ? Que la matraque s’est trouvée là par hasard ? Comme madame F… qui se serait trouvée là par hasard ? Ah ben non, pas dans ce cas-là, puisqu’elle n’y est presque jamais venue, finalement.

Enfin voilà, quoi, tout ce que je voudrais dire, c’est que l’exercice fut périlleux, je l’y ai trouvé très bon mais toujours pas très crédible. Parce qu’il y a des zones d’ombre et maintenant que le doute s’est installé… un doute m’habite, comme on dit dans certains cas. Et tu le sens mon gros doute ? Parce que là, dans pas longtemps, il va se retrouver quelque part et crois-moi, ce ne sera pas par hasard. Enfin, en tout cas, pas de mon côté. Sinon, ça se saurait. Et ça serait resté dans les annales.

De toute façon, le mieux à faire, dans l’immédiat, c’est d’attendre. De voir comment les événements vont se dérouler. Classés sans suite ? Propices à une mise en examen ? Je suppose qu’on le saura dans pas si longtemps que ça. Quant à Nicolas S. son ancien patron, de quand il en a été le premier ministre fictif, lui, il est rattrapé par l’affaire Bygmalion, si j’en crois le flash actualité de 11h50, sur Fip, ce midi. Chacun chez soi et les affaires seront bien gardées. Que dire de plus sans accabler personne ?