C’est carrément dommage que vous n’ayez pas pu lire ce que j’ai écrit sur les grandes batailles de l’Antiquité, hier parce que franchement, je me suis bien défoncé et je pense avoir fait un bon travail de recherche, de résumé et de présentation du sujet. Surtout que c’était loin d’être gagné d’avance, quand on me connaît. C’est vraiment ballot que j’ai été limité à cinq paragraphes, hier car les quatre suivants sont… comment oserai-je le dire sans paraître prétentieux ? Ils sont remarquables. C’est ça. Merci à mon inconscient de me l’avoir soufflé.

Et je me rends compte que c’est tout moi, ça. C’est moi tout craché. J’ai un obstacle à franchir, un défi à relever ou une perche tendue à attraper, ma première réaction, mon premier réflexe, c’est de me dire que je n’y arriverai pas. Je ne crois pas assez en moi. D’ailleurs, la preuve ? Il a fallu qu’on me dise que c’était remarquable, ce que j’ai écrit hier car de moi-même, je n’aurais jamais osé penser ça sans me dire oui, mais les autres, les gens, là, que vont-ils penser de moi ? Si seulement c’était juste de l’admiration mais j’ai toujours peur qu’on pense qu’il y a une part de chiqué.

Du coup, maintenant, je peux le dire, les Thermopyles n’ont plus de secret pour moi et malgré les apparences un peu rebutantes de ce sujet, des grandes batailles de l’Antiquité, c’est très vite passionnant. Bon, celle de Qadesh, j’en avais déjà entendu parler quand j’ai visité l’Égypte et après avoir lu des romans historiques, à mon retour. Ce vieux Ramsès II. On ne parle pas souvent de lui. Je suis assez content de l’avoir fait. De rendre à César ce qui appartient à César. Et la bataille de Syracuse. Un classique. Tant au niveau de l’histoire que de la chanson française.

Ce que j’aime aussi, dans cet exercice, d’hier, c’est la touche d’humour que j’arrive à mettre même dans des sujets aussi rébarbataires que celui d’hier. Oui, rébarbatif, si vous préférez. Mais je suis un peu réfractif à certains mots, ce matin. Bon d’accord, réfractaire. En tout cas, il faut reconnaître que vous avez raté quelque chose quand j’ai fait le jeu de mots sur les Sumériens ou sur la bataille de Mytilène, c’était drôle. J’ai ri tout seul, en les écrivant. Le plus incroyable, c’est que ça me vient tout seul. Rien n’est calculé. Alors, justement, qu’on ne vienne pas me dire que tout est chiqué.

Enfin voilà, quoi. Aujourd’hui, j’aurai donc écrit un billet d’autosatisfaction. Ça ne fait pas de mal. Et quand on voit le peu de lecteurs qui visitent mon blog et l’encore plus peu de commentaires qu’ils laissent, on a largement le droit de se dire « mon Dieu, quel gâchis ! », mais ce n’est pas grave, vous savez. Et pour ceux qui regrettent vraiment de ne pas avoir lu ce que j’ai écrit sur les grandes batailles de l’Antiquité, peut-être ferai-je une rediffusion, dans quelques années. Patience, patience. Et comme on dit, dans les chaumières, chat échaudé craint l’eau froide.