Il suffit d’un simple rayon de soleil au milieu de ces nombreuses heures de ciel gris, d’abats d’eau et de vent frais pour que tout d’un coup, même certaines douleurs font alors leur entrée dans la boîte aux souvenirs. Dans celle aux mauvais souvenirs, pas dans l’autre, celle qu’on chérit comme un trésor. Celle qu’on aime montrer aux autres ou à laquelle on aime penser quand on est seul.

Quand on est seul et que ça ne va pas forcément au mieux. On peut ne pas aller mal (ni très mal) mais ne pas être au top pour autant. Des petits coups de grisou, par-ci ; des aspects de mélancolie, par-là ; des doutes sur l’instant présent, de-ci ; des angoisses pour l’avenir, de-là, cahin-caha… va petit Stéphane, de-ci, de-là, le picotin te récompensera… Mouais, si vous le dites… même en musique…

En tout cas, après cette très mauvaise journée d’hier et cette soirée chez les voisins que je redoutais totalement, aujourd’hui, qui est un jour nouveau, je me sens mieux physiquement (juste quelques sensations désagréables) et il fait grand soleil à l’instant où j’écris ces quelques lignes. J’ai le soleil dans le dos et un bout de ciel bleu se reflète sur l’écran de mon ordinateur. À droite.

Le ciel est par-dessus le toit, donc, si bleu, pas tout à fait si calme. Pas tout à fait si bleu non plus puisqu’il reste encore des nuages en veux-tu, en voilà. Là-haut, ils auraient pu les ranger au lieu de les laisser comme ça, en vrac. Ça fait un peu négligé mais en même temps, on a tendance à oublier qu’un ciel nuageux, à condition qu’il y ait un peu de bleu quand même, c’est très beau.

Mais là, le soleil semble vouloir s’atténuer, sans doute qu’il aura été envahi par un nuage plus gros que les autres, justement. Et là, si ça continue, on aura bientôt tous les regrets du monde que cette éclaircie soit déjà terminée. Et on n’aura bientôt plus que nos yeux pour pleurer. Et pendant qu’on y sera, pourra alors tomber la pluie. Un peu plus ou un peu moins d’humidité, hein, qui verra la différence ?