Après Patou et attendent Pedro, voici que cette fois, nous sommes de nouveau invités chez nos voisins, la porte juste à côté, vendredi soir pour un apéritif dînatoire convivial, comme elle le dit toujours elle-même, la femme du voisin. Oui, la voisine, donc. J’avoue que compte tenu du propre dîner que j’organise samedi soir, comme tous les ans, mi-janvier, avec une poignée de très intimes, tout ça m’effraie un peu. Comment vais-je assurer la réception que j’organise moi-même si je passe ma semaine à faire du pince-fesses ?

Hier, l’annonce de l’arrivée de Patou, imprévue et sa venue… Demain midi, ce déjeuner avec une ex-collègue et avec une toujours collègue… Demain soir, et pour deux nuits, l’arrivée de Pedro, qui aime bien faire une halte chez nous, de temps en temps… Vendredi, le raout chez nos voisins et samedi soir, chez nous. Comment voulez-vous que j’y arrive ? Je vais être sur les chapeaux ardents et sur les charbons de roue tous les jours qui arrivent. Et à chaque fois, boire, manger, boire, manger mais aussi boire et manger.

Et encore déguster des galettes et prendre de la brioche. Alors que je préfèrerais nettement manger de la brioche et ramasser de la galette pour en mettre de côté. On ne choisit pas toujours ce qu’on veut faire. Là, hormis ma réception de samedi prochain, j’ai l’impression de subir un peu tout le reste. Est-ce normal, docteur ? Serais-je en train de devenir misanthrope ? Non, hein ? Et ne serais-je pas en train de devenir un peu comme Claude ? Ah non, hein, je suis d’accord avec vous. Mais je vais faire attention à ce que ça ne se produise pas.