C’est l’hiver qui frappe à notre porte, mes amis, allumons un bon feu…

Oui mais non, parce que moi, chez moi, je n’ai pas de cheminée, alors pas question d’allumer un grand feu. Au mieux, je peux allumer le four et laisser la porte ouverte, avec un peu d’imagination, on pourra se dire que c’est comme un âtre dans lequel brûlent des bûches. Mais je n’ai même pas la place d’installer deux fauteuils devant… quant à la peau de bête, autant oublier. Par terre, elle serait trop basse car le four est lui-même trop haut. Non, franchement, le mec qui a dessiné les plans de l’appartement, en général et de la cuisine, en particulier, ça n’était pas un fortiche.

C’est l’hiver, que le diable l’emporte, mes amis, ce soir, oublions-le…

Ça sent l’hiver parce que là, avec le président (ex-ex), nous venons de bâcher. Nous venons de bâcher la table et les fauteuils du salon de jardin. Qui n’était plus vraiment un salon de jardin mais un salon de terrasse. Nous avons profité que le temps était sec (mais froid) pour le faire car là, nous étions sûrs qu’il n’y avait plus d’eau qui stagnait dans quelques interstices. Et ça fait comme un énorme paquet cadeau gris foncé, absolument pas beau du tout, qui aurait été négligemment posé là, pour occuper un maximum de place sans une once d’esthétique.

Petrouchka, prends ta balalaïka et joue moi un air à ta façon…

Et dire qu’on va avoir ça sous le nez pendant plusieurs semaines. Je n’ose pas dire plusieurs mois pour ne pas attirer la poisse au cas où l’hiver serait long. Long serait l’hiver, my love… pardon, là, je suis en train de mélanger plusieurs chansons… Je disais donc qu’on va avoir ça sous le nez pendant un certain temps. Jusqu’à ce qu’on estime qu’on pourra de nouveau découvrir tout ça et espérer en profiter un peu. Aux prochains beaux jours. Aux prochains lendemains qui chanteront peut-être. Après un certain anniversaire, après Noël, après le Nouvel An, après les Rois, après la St Valentin…

Joue d’abord les Bateliers de la Volga et quand tu auras fini, nous danserons…