François Deuxième a été proclamé roi de la primaire des Républicains, hier soir. Pas auto-proclamé, non, carrément élu, plébiscité voire ratifier. Impossible de contester sa victoire. Il sera donc probablement notre prochain président de la République. J’ai encore une fois misé sur le mauvais cheval. J’ai misé deux euros mais j’ai perdu. J’ai l’habitude. Déjà, pour les primaires socialistes, en 2011, j’avais perdu. Déjà, en 2007, j’avais perdu. De toute façon, dès que je veux voter pour une femme, je perds. Alors, mesdames, si vous vous présentez, je ne voterai plus pour vous.

Peu importe, ça n’était pas le propos. Le propos, c’est de se dire que si Fillon devient notre prochain président, ça fera encore un François. Le premier (pas François 1er, non, le premier François) du vingtième siècle, c’est Hollande. Voter pour Fillon, ne serait-ce pas une façon déguisée de dire à Hollande que finalement, les français ne l’aiment pas mais ne lui en veulent pas ? La preuve, on garde le prénom. Et je pense d’ailleurs que pour les élections de 2022, dès 2021, on pourrait commencer à regarder un peu les futurs candidats potentiels. Tirons plus vite que nos (amis ?) les journalistes.

François Le Maire ? François Valls ? François Mélenchon ? François Macron ? François Kosciusko-Morizet ? En tout cas, il va bien falloir choisir le bon François. Faire le bon choix. Pour le bon franc-choix. De toute façon, on ne peut qu’être triste pour Alain Juppé (qui n’avait qu’à se prénommer François, après tout) qui a perdu et se réjouir pour Fillon qui a gagné. D’ailleurs, je crois qu’on le mésestime parce qu’on le méconnaît : dimanche prochain, pour fêter cette victoire exceptionnelle, il prendra double portion d’hostie, à la messe. On sait qu’il est content parce qu’il a bougé un sourcil, hier soir. Et il recommencera, j’en suis sûr. Il faut juste l’avoir à l’œil pour ne pas rater ça.