Je crois que mes plus vieux souvenirs de lecture, comme pour beaucoup de gamins, en tout cas, ceux de ma génération, ce sont les romans pour enfants des bibliothèques rose et verte. Et j’ai particulièrement vibré et re-vibré aux aventures du Club des Cinq et à celles du Clan des Sept. C’étaient mes préférés. Je me suis souvent identifié à ces bandes de gamins à qui il arrivait tant d’histoires… imaginez un peu, moi qui étais un rêveur…

Ensuite, je me souviens surtout de quand j’ai découvert les livres au format de poche, à Fouras, dans la maison de vacances des grands-parents Girard et aussi à St Maixent, dans leur maison normale. Je me revois, pas encore tout à fait adolescent, très attiré par ces petits livres, dont les pages, sur la tranche, étaient colorées soit de jaune, soit de vert, soit d’orange. Je trouvais ça très beau. Et rapidement, j’ai lu les quatrièmes de couverture et après, je me suis mis à dévorer ce qui me semblait le plus me convenir.

Même les romans à l’eau de rose. Ceux-là, je les dévorais en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et ça titillait mon imaginaire de jeune garçon pas encore très bien dans sa puberté plus ou moins naissante mais ces histoires de jeunes femmes qui épousent un prince charmant, ça me parlait très intimement. Et si la vraie vie, c’était ça ? Je savais que j’en aurai le cœur net quand je serai plus grand. Et de fil en aiguille, j’ai découvert d’autres romans, plus classiques. Pierre Boule, Guy des Cars, Maupassant, même, je crois…