Pour un peu, j’aurais été dispensé de publier un billet dans mon blog, aujourd’hui car en voulant l’ouvrir, à plusieurs reprises, j’ai eu des messages d’erreur me signalant que le site n’était pas disponible. Alors, comme ce n’est pas ma journée, je me suis dit que tant qu’à faire, autant hausser les épaules et baisser les bras (en même temps, ça n’est pas toujours chose aisée) une fois pour toutes et aller m’allonger sur le canapé et fermer les yeux jusqu’à ce que… non pas que mort s’ensuive mais jusqu’à ce que… jusqu’à ce que… jusqu’à rien du tout. Parce que j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai tenté une nouvelle fois et là, j’y suis arrivé. Mon blog existait toujours. Il n’avait pas été l’objet d’une fermeture imposée. Vous savez, on ne sait jamais, justement. Et quand ça vous tombe dessus, on n’y peut pas grand-chose hormis de constater les faits.

Mais, à cause de ça, je suis bien obligé d’écrire quelque chose, maintenant. Sinon, ça n’était pas la peine de m’en faire. En effet, si je ne laisse pas tomber l’ouverture du blog, ça n’est pas pour juste le regarder dans le blanc des yeux, comme un poisson qui ne sait toujours pas qui vous êtes alors que ça fait des mois qu’il vous voit à travers la paroi vitrée de son bocal. Alors bon, je me suis dit que j’allais au moins résister à faire des vers car même si j’ai des velléités de poésie, depuis quelques jours, j’ai décidé de me mettre en RTT pour la journée. Au moins. Parce que j’ai la tête farcie de petits soucis domestiques et que quand c’est comme ça, je ne suis pas forcément bon pour la moindre création. Si ce n’est culinaire. Éventuellement. La preuve ? Mon flan de choucroute qui est dans le four. Mes deux flans de choucroute, aurais-je dû dire.

Oui, deux flans de choucroute. Ça vous laisse comme deux ronds de flan, hein ? Eh bien oui, j’en ai préparé deux, un pour le patron et un pour moi. Mais pour le patron, il est avec des morceaux de saumon frais. Et pour moi, avec des morceaux de saucisses (je mets un "s" à saucisse car j’en ai mis 4) et plus tard (ou demain), j’apporterai celui du patron au patron. Je voulais qu’il goûte à cette façon originale (pas très catholique ? Qui a dit ça ?) de manger du chou à choucroute. J’en ai déjà fait, il y a un bout de temps et j’avais bien aimé. Et ça me permet d’utiliser le saumon qui a décongelé toute la nuit. Vu que hier après-midi, j’ai laissé le congélateur ouvert. Je sais ce n’est pas bien malin car j’ai dû jeter beaucoup mais que voulez-vous, quand on n’a pas de tête… Je n’en ai tellement pas, d’ailleurs, que je crois même que j’ai oublié de saler mes préparations. Maintenant, c’est trop tard, c’est en train de cuire.