Si ça n’avait tenu qu’à moi, hier, j’étais tellement crevé et pas vraiment en forme que je n’y serais pas allé chez le notaire pour la signature de l’acte définitif. Mais il aurait fallu que je fasse une procuration et je pense qu’il était préférable qu’on termine ce dossier-là pour qu’on puisse passer (définitivement) à autre chose. Mais vraiment, quand on est crevé, mieux vaut ne pas prendre le volant pour aller à Andernos. Surtout un jour de semaine. Et encore moins le week-end.

Je n’y étais jamais allé, à Andernos et je ne pense pas que j’y retournerai un jour. Sauf impératif indépendant de ma volonté. Non pas que ça ne m’ait pas plu. Ça ne m’a ni plu, ni déplu. Je n’ai rien vu, à vrai dire. Que des rues. Des maisons. Même pas le bassin d’Arcachon. Alors, si c’est juste se prendre la tête à trouver la bonne route, le bon quartier et la bonne rue, ça se fera sans moins. De toute façon, je ne comprends pas qu’on puisse prendre un notaire à Andernos.

Malgré tout, ce ne fut pas une corvée pendant le rendez-vous. Même si la lecture de l’acte était un peu longue. Et heureusement que la dame, le clerc, a sauté des pages qui avaient déjà été lues pour la promesse de vente. Et il a fallu qu’on parafe une page sur deux et qu’on en signe d’autres. Et qu’on fasse un chèque, qu’on en reçoive un autre. J’ai failli m’assoupir à deux reprises, j’avais trop chaud et je me suis ennuyé à deux ou trois moments, aussi.

Mais, comme je l’avais espéré hier, nous avons aussi un peu ri. Parfois beaucoup. Parce que la dame, le clerc, malgré ses airs un peu vulgaires, elle avait le sens de l’à-propos et de la formule. Alors, quand elle se lâchait, c’était souvent risible et parfois hilarant. J’avoue que j’ai préféré cette signature d’acte authentique avec nos acquéreurs que celui de nos vendeurs, en juillet. Monsieur et madame Sinistre. Qui avaient eu une ablation des zygomatiques.

En tout cas, ça, c’est fait. On pourra ne plus en parler. Maintenant, j’en suis au problème de la gouttière sur la terrasse de la rue Bourbon. Et d’un éventuel récupérateur d’eau. Je prospecte pour trouver le bon artisan avec qui j’aurai fait une bonne étude de faisabilité. Mais nous n’en sommes qu’aux prémices. Ce que je redoute le plus ? Qu’on me trouve le bon récupérateur mais uniquement vendu à Andernos. Je ne suis pas sûr que j’irai l’acheter là-bas. Non, vraiment pas sûr.