C’est fou comme le temps passe car on est déjà à la veille du premier octobre, du premier jour des 3 derniers mois en « bre ». Les trois derniers mois de l’année, ceux pendant lesquels les jours raccourcissent. Et c’est amusant, ce qui se passe cette année, contrairement aux précédentes. Probablement parce que je suis né en décembre, je suis un gars de la fin de l’automne, presque de l’hiver et je crois vraiment que si j’ai toujours aimé les jours courts de la fin de chaque année, c’est en rapport avec ça. Une espèce de truc inné. Indépendant de ma volonté. Et quand j’annonçais que j’aimais ça, les soirées qui commencent tôt, en général, on me regardait avec des yeux un peu ébahis. Comme si je venais d’une autre planète. Comme si je n’étais pas tout à fait normal.

Pourquoi ? Tu ne préfères pas les jours qui se couchent tard, en été ? Ben euh si, mais non, en fait. Je préfère quand même les nuits qui tombent aussi tôt que les jours vont au lit. Parce que j’aime cette atmosphère de tranquillité et de bien-être que je ressentais systématiquement en m’enfermant chez moi. En allumant la lumière uniquement là où j’en avais besoin. Et ça me donnait un bon argument, un bon alibi pour aller moi-même me coucher tôt. « Je fais comme le soleil, j’ai rendez-vous avec la lune ! » et je me sentais protégé à l’intérieur d’un cocon très confortable. Je m’y sentais parfaitement à l’aise. Je m’enveloppais de ça comme d’une couverture et ça me tenait chaud. Et ça me rendait calme. Ça me faisait oublier que dehors, ailleurs, tout ne me plaisait pas vraiment.

Et cette année, pour la première fois depuis des années, peut-être même pour la première fois tout court, je n’ai pas le même plaisir de voir les jours raccourcir en même temps qu’octobre, demain et bientôt novembre et après, décembre. Parce que depuis cet été, ma vie a changé en même temps que nous avons déménagé. Parce que cet été, j’ai dû décaler mes horaires de travail et en me levant à 2h15 ou à 3h de la nuit, ça m’a rétréci toutes mes soirées de juillet et août. Alors que j’avais enfin une grande terrasse pour y passer du temps. Et là, je me dis qu’il y a urgence. Urgence d’en profiter avant que les froids surgissent. Donc, s’il vous plaît, ne peut-on pas garder un peu du début de l’automne pendant encore quelques semaines. On a largement le temps d’arriver à Noël. Pour ce que j’en fais, moi, de Noël.