Décidément, je trouve que les informations insolites le sont de plus en plus, insolites. C’est à se demander si les gens concernés ont toute leur tête. S’ils ne l’ont pas laissée dans un réseau social, vous savez, un de ceux que tout le monde fréquente. Du genre de celui dont le nom commence par Face et finit par Book (je persiste à ne jamais donner le nom des marques que je ne consomme pas car il n’y a pas de raison à ce que je leur fasse de la publicité sans compensation matérielle ou financière, après tout, hein ?...) pour ne citer que l’un des plus grands, peut-être même le plus grand. Mais on sait tous bien que ça n’est pas la taille qui compte. D’ailleurs, si c’était une question de taille, je ne… Ah si, en fait. C’est quand même une question de taille. Mais ne ressassons pas les choses qui fâchent.

Je disais que certains ne doivent effectivement plus avoir leur tête. À force de la laisser dans les méandres des applications Iphone ou Android. À force d’avoir les yeux rivés sur l’écran de leur smartphone ou leur tablette. À force de vivre dans de la réalité augmentée, on diminue ses capacités à vivre tout simplement. Et cette histoire de salmonellose qui vient de sortir aux États-Unis en est la preuve. Si on ne veut pas attraper cette maladie très embêtante, il ne faut plus embrasser ses poules. Quand on en a, bien sûr. Parce que là-bas, outre Atlantique, l’augmentation récente de cette infection, qu’on pourrait qualifier d’épidémie, vient du fait que de plus en plus d’américains élèvent des poules dans leur jardin. Et donc, ceci explique cela… … … Pardon ? Pourquoi ceci explique cela ? Pourquoi, ça ne vous a pas sauté aux yeux ?

Eh bien parce qu’ils élèvent leurs poules en les caressant et en les embrassant comme des animaux de compagnie. Alors que ces volatiles sont des vecteurs importants pour la transmission de la salmonellose. Tout comme les tortues et les serpents. En tout cas, moi, j’aime bien les animaux et je suis le premier à me jeter sur un chien ou sur un chat, sur un âne ou sur une chèvre voire un lapin s’ils semblent propres afin de les toucher, de les caresser mais je ne leur fais pas de bisou. Je n’embrasse ni les mâles, ni les femelles. C’est pour tout le monde pareil. Mais aller embrasser une poule, franchement, je n’y aurais jamais pensé. C’est comme aller embrasser un poisson rouge, pour moi. Non, quand je vous dis qu’il y en a qui n’ont pas toute leur tête. Et quand on pense qu’ils s’apprêtent à voter pour leur nouveau président dans un mois, on craint le pire, non ?