On nous ment en permanence. On ne fait rien qu’à nous mentir. J’en veux pour preuve qu’on nous avait annoncé du soleil pour la journée et juste après déjeuner, dehors, je me suis rapidement installé dans mon fauteuil relax préféré (le premier des deux qui s’est présenté à moi) et j’ai fermé les yeux et j’ai écouté le silence, mon silence intérieur.

C’était très agréable d’avoir les jambes au soleil, au doux soleil de ce début d’automne et la tête à l’ombre. D’ailleurs, je me la suis faite, encore une fois : « Ici l’ombre », comme le général de Gaulle et aujourd’hui, personne ne m’a dérangé. Pas de coup de téléphone intempestif pour me sortir de ma sieste tant attendue. Espérée depuis mon lever, cette nuit.

Sauf que si personne ne m’a réveillé en voulant me parler de box et de décodeur, en revanche, j’ai quand même été perturbé dans ma demi-conscience car tout d’un coup, j’ai réalisé que je n’avais plus les jambes au soleil et le fond de l’air étant légèrement frais, j’ai commencé à frissonner. Non pas d’un désir torride annonciateur d’un orgasme torrentiel, non, juste que le soleil semblait avoir disparu.

On nous a menti en nous promettant non seulement du soleil mais une température supérieure à 25 degrés. Eh bien, je peux vous dire qu’en short et débardeur d’été, la chaleur automnale était limite difficile à supporter. Voire carrément pas supportable. Du coup, je suis rentré et je me suis mis sur le canapé, dans le salon. Et je me suis laissé aller à écouter le silence. Mon silence intérieur.

Et de temps en temps, entre deux paupières mi-closes, j’ai pu apercevoir quelques rayons chaleureux mais le plus souvent, le soleil était caché par une espèce de couche nuageuse qu’on n’avait sans doute pas prévue et qui accentuait cette sensation de tiédeur orientable plus vers le froid que l’inverse. Sous les nuages, exactement. Juste en dessous. Pas à côté, pas n’importe où.