Je pense vraiment qu’il y avait un plaisantin, ce matin, à Auchan. Ça ne peut pas s’expliquer autrement. D’abord, ça ne faisait pas dix minutes que j’étais là qu’un ding-dong s’est fait entendre pour demander à la personne qui avait pris un caddie par erreur au rayon vaisselle était priée de le rapporter à l’accueil. On a eu droit à la même annonce trois fois en un quart d’heure. Autant vous dire que si ça avait été mon caddie qui avait disparu, j’aurais fait le magasin en long et en large jusqu’à ce que je le trouve. Je n’aurais pas attendu après la politesse et le savoir-vivre éventuels d’un client. Tous les gens qui viennent là n’en ont rien à faire, des autres, non ? En tout cas moi un peu, c’est un des points communs que j’ai avec tout le monde quand je fais mes courses.

Un moment après, une nouvelle annonce mais cette fois, c’est au rayon des alcools qu’un caddie a disparu. Je me suis dit : soit il a été pris par erreur, c’est déjà arrivé une fois, tout à l’heure. Soit le caddie avait décidé d’arrêter de boire et donc, le meilleur moyen de se désintoxiquer, c’était de ne pas rester dans le rayon des spiritueux et des vins. Soit la personne qui venait de le perdre était elle-même saoule et ne savait plus ce qu’elle avait fait de son chariot. En tout cas, cette fois-ci, nous n’avons eu droit qu’à une seule annonce. Donc, on a retrouvé l’engin plus rapidement que pour le premier client. Et là, mon téléphone a sonné. Pendant que je courais vite fait vers un rayon. J’ai répondu en essayant de ne pas perdre le fil des achats qu’il me restait à faire.

Et en revenant, plus de caddie. Merde ! Ai-je crié dans ma tête, du coup, personne ne s’est retourné car personne ne m’a entendu. Alors, ni une, ni deux, j’ai fait tous les derniers endroits où je m’étais rendu juste avant et pendant le coup de téléphone du patron mais nada, nib, que tchi de mon chariot. Alors, j’ai décidé de faire tout le magasin et tant pis pour moi. Sauf si le voleur de caddie avait encore sévi. Ça n’aurait été que pour la troisième fois, en une demi-heure. Mais moi, je ne voulais pas aller à l’accueil. Je voulais le retrouver moi-même. Ce que j’ai fini par faire là où je l’avais laissé, bêtement mais j’avais oublié où. Du coup, pour le premier chariot pris ce matin, comme c’était peut-être moi le fautif, j’ai été suffisamment puni, non ?