Oui, j’aimerais bien prendre deux ou trois vrais jours de vacances, cette année, là, à la fin de la semaine, chef, si c’est possible. Et si ça n’est pas trop vous demander mais je peux repasser plus tard, si vous êtes trop occupé. Très occupé. Vous me direz, sinon, je vous laisse ma demande là, sur le coin de votre bureau et je retourne travailler. Chef.

C’est vrai, hormis quatre jours à Saint-Maixent début mai et deux ou trois fois à Biscarrosse le temps d’un week-end de deux jours et demi à chaque fois, je n’ai pas eu de vraies vacances, encore, cette année et avec mes nouveaux horaires à la mords-moi le nœud, autant vous dire que je pense qu’elles seraient pourtant largement méritées, enfin moi, ce que je dis, c’est juste histoire de dire. Parce que sinon, j’en suis personnellement convaincu. Alors, oui, je pense que poser deux ou trois jours pour retourner à Biscarrosse sans aucune contrainte, cette fois, c’est-à-dire seulement avec le patron, mes parents et Pauline, il ne manquerait plus qu’Isabelle pour que ça soit parfait.

Ah ? Le chef est sorti de son bureau. Zut. Il est entré aux toilettes. Je ne pense pas que ça soit le meilleur endroit pour aller lui rappeler que je voudrais bien qu’il me signe ma demande de vacances. Il va penser à autre chose. Ou alors, je risque de le faire chier. En même temps, c’est l’endroit ad-hoc mais on n’est pas là pour faire de l’humour. Sinon, ça se saurait.

De toute façon, je connais la chanson. Il va me demander si j’ai prévu mon remplacement. Car il est hors de question que le boulot ne soit pas assuré. Mais là, j’ai vaguement imaginé que cette fois, nous pourrions baisser le rideau pendant trois jours : dimanche, lundi et mardi. Trois jours seulement. Depuis le temps que je publie tous les jours sans interruption même pendant les périodes un peu plus difficiles, si je n’écris rien dans mon blog pendant trois malheureux petits jours d’un début du mois de septembre… franchement… et avec tout le peu de lecteurs que j’ai, qui verra la différence ? Surtout que deux d’entre eux seront déjà avec moi. Là-bas, à Biscarrosse.

Bon, maintenant, le chef est carrément parti. Bon, je crois que je vais essayer de faire comme les fois précédentes, écrire trois ou quatre billets d’un coup et les programmer. Un par jour. Personne ne peut s’en rendre compte. Sauf que je le dis à chaque fois. Parce que je suis comme ça, moi. Je ne suis pas comme les animateurs télé, je ne triche pas. Enfin, pas comme eux.