Mais t’étais où, dis-donc, Doudou ?

Ben quoi, j’étais en week-end à Biscarrosse, je ne vois pas pourquoi tu as cet air affolé. Oui, c’est vrai, j’aurais pu vous le dire, j’aurais pu l’écrire dans mon blog, j’aurais pu faire passer un message au journal télévisé de France 2 mais non, j’avais juste envie de partir un peu plus de deux jours tranquillement, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit. Juste mes parents qui l’ont appris pendant que j’étais là-bas, c’est te dire.

Comment, tu es allé jusqu’au commissariat de quartier pour signaler ma disparition ? Mon pauvre, tu ferais mieux de t’occuper de toi, tiens. Tu pourrais aller chez le coiffeur ou te laver les cheveux, déjà. Et changer de tee-shirt, ça te donnerait meilleure mine et meilleure allure. Et puis, je suis sûr que tu passes encore plus de temps à fumer et à boire du café qu’à manger sainement. En même temps, c’est ton problème. On en a déjà parlé. C’est toi qui vois. Comment ? Pomponette ? Je ne vois pas du tout pourquoi tu me surnommes Pomponette.  

Parce que je suis parti sans rien dire et que je reviens comme si de rien n’était ? Si ça te fait plaisir. C’est vrai, non seulement j’aurais pu te dire que je partais à Biscarrosse chez le patron mais j’aurais pu suggérer de t’emmener avec moi. Mais voilà. Je ne l’ai pas fait. Pas pensé. Pas eu le temps. Pas eu envie. Et chacun fait c’qui lui plaît, plaît, plaît. Moi, je me suis bien reposé. J’ai passé du bon temps et je me suis fait une super copine, Kalyn. Une vraie kanaille.

Il est revenu, le temps du muguet, comme un vieil ami retrouvé…