Il ne faut pas croire qu’Héliopolis ne soit que le nom de plusieurs villes égyptiennes qui signifie « ville du soleil » et peu importe qu’on parle de celle qui se trouve dans le delta du Nil, en Égypte, anciennement Onou ou de celle qui se trouve dans la province cairote. Parce que, même si on ne peut pas contester l’étymologie de ce nom propre, Hélios venant du grec : relatif au soleil et Polis, signifiant « cité », chez les mêmes grecs. Parce que depuis hier, héliopolis, ça signifie aussi «soleil » pour hélios, comme d’habitude mais « polis », c’est l’anagramme de « poils » donc, ça me permet d’avancer que l’information annoncée hier mais pas traitée par manque de place était vraie : les poils poussent plus vite au soleil. C’est une réalité bien cruelle car nombreuses sont les femmes qui se damneraient pour ne plus avoir de poils sur la plage, aux aisselles et sur le pubis.

Les poils, contrairement à ce qu’on aimerait qu’il se passe, poussent bel et bien plus vite au soleil que quand il neige. Pourquoi ? Je vous remercie de me poser la question mais de toute façon, depuis hier, j’avais prévu d’aborder ce sujet ô combien important à l’aube de trois jours de canicule, en tout cas sur Bordeaux. Les poils poussent plus vite au soleil à cause du rayonnement de ce dernier (j’enfonce une porte ouverte, là, je le sais mais ça meuble) et ce rayonnement plus intense fait circuler le sang beaucoup plus rapidement, ce qui nourrit d’avantage les racines et pas que celles des poils mais aussi celles des cheveux et des ongles. En revanche, si le poil pousse plus vite, compte tenu de la température ambiante à laquelle il doit s’adapter, il pousse moins fin et moins dense. Ceci compense-t-il cela ? Je n’en suis pas sûr mais on peut toujours se consoler avec ça.

Maintenant, savoir que la durée de vie d’un poil n’est que d’environ cent jours, ça ne rassure personne. Parce que de toute façon, le poil repousse. Vous lui fermez la porte, il entre par la fenêtre. Vous le rasez, il revient de plus belle. Vous vous épilez ? Rien ne peut garantir que ça sera à vie, jusqu’à ce que mort s’ensuive. En même temps, cette rapidité de pousse des poils en été est toute relative car elle est imperceptible. On parle de pouillèmes de millimètres et il faut aussi accepter que ça n’est pas inutile car les poils protègent la peau des UV, surtout sur le visage, pour la barbe. Et donc, principalement chez l’homme. Maintenant, mesdames, rien ne vous empêche de ne plus vous raser. À voir si l’esthétique prime sur le bien être naturel. En même temps, là, je me dis qu’avoir attendu un jour de plus pour un billet aussi indigent… encore une fois, j’aurais pu m’abstenir.