Comme c’est dimanche, aujourd’hui, pour changer un peu, je arrêter de me prendre pour un diariste et je vais essayer de parler d’autre chose. Parler d’autre chose, oui, mais de quoi ? Il y a plein de sujets qui méritent qu’on les aborde mais encore faut-il trouver le bon. Celui qui sera le plus adéquat à la fois à ce que mes (pas) nombreux lecteurs attendent et au plaisir que je peux moi-même en retirer. Sinon, l’un ou l’autre est frustré et j’aime encore moins quand c’est moi. Les autres, s’ils le sont (et ils doivent l’être), je ne m’en rends pas forcément compte. Sauf quand je vois le peu qu’ils sont. Et non pas le peu "qu’à le sont" parce que là, non seulement ça ne veut rien dire mais en plus, ça fait intime de parler de caleçon. Surtout un dimanche matin. Alors que c’est justement le jour où on est censé porter ses beaux habits.

Alors, pour tenter de trouver le sujet qui va bien, je me creuse un peu la tête. J’active mes neurones et je fais chauffer mes connexions cérébrales. J’appuie sur la pédale d’accélérateur de ma pensée en espérant que parmi tous les chemins de traverse qu’elle va prendre, il va bien y en avoir un qui m’inspirera trois ou cinq paragraphes (c’est ma moyenne) dignes de ce nom. À mes yeux. Et là, je vois que je pourrais parler de l’échelle de Scoville, celle qui sert à mesurer l’intensité des piments mais ça ne m’excite pas plus que ça. Je pourrais aussi parler de la réincarnation en oursin, ce que je n’aimerais pas, mais vraiment pas du tout. Non pas que je déteste les oursins plus que ça mais je n’aime pas le principe de n’avoir qu’un seul orifice pour la bouche et l’anus. Je pourrais parler du fait que c’est bientôt la rentrée littéraire

Et c’est aussi  bientôt la rentrée tout court et on sait tous que les familles ont reçu leurs allocations pour ça. Je vais rester calme et pondéré. Autant que faire se peut. Je pourrais aussi parler de l’annonce officielle de candidature d’Arnaud Montebourg mais je n’en ai pas plus envie que ça. Ah tiens, et si je parlais de cette incroyable information que j’ai apprise, ces jours derniers ? C’est un étrange phénomène de saison : il paraît que les poils poussent plus vite au soleil. Je trouve que ça, au moins, c’est original, ça peut éventuellement être drôle si je m’y prends bien et surtout, c’est carrément opportun. D’accord ? Tout le monde est d’accord. Alors, à quatre voix sur quatre, majorité absolue, on va parler des poils qui poussent plus vite au soleil. Sauf que je n’ai plus de place car je n’avais prévu que trois paragraphes, aujourd’hui. Quel dommage !