Si je publie tard, aujourd’hui, ce n’est pas que la faute à la chaleur mais aussi et surtout celle à Bécassine. On ne dit pas la faute à Bécassine, mais la faute de Bécassine. D’accord. Je sais. Mais on ne va pas chipoter avec la touffeur qu’on subit, si ? Non. Je ne crois pas.

Je reprends. Donc, aujourd’hui, je publie mon billet quotidien à près de 17h car je suis allé chez ma cousine qui m’a servi un déjeuner de Noël en plein mois d’août et ensuite, nous sommes allés voir la petite maison qu’elle va prendre en location à partir du 1er septembre. Et après, le temps de rentrer en faisant un crochet par Castorama, eh bien, je me suis rendu compte que le temps a passé bien plus vite que prévu.

C’est une drôle de journée. D’abord, il y a eu la mauvaise nuit pendant laquelle j’ai compté chaque heure qui s’est égrenée avec une certaine morgue mais j’ai essayé de faire bonne figure en faisant croire à qui de droit que tout se passait bien pour moi alors que pas du tout. Autant vous dire que je me suis levé avec un lance-pierres (c’est une expression que je viens d’inventer) et heureusement que je n’avais qu’une petite journée au bureau. Pour une fois, je n’ai commencé à qu’à 5h et j’ai terminé à 10h30. Une journée de feignant, je vous l’accorde.

Je suis allé retrouver ma cousine pour lui remettre tout ce qu’elle a demandé comme objets de notre ancien appartement pour qu’elle tente de le vendre pendant la brocante-vide-greniers de samedi prochain. Et elle m’a gardé à déjeuner. Un pavé de kangourou d’une tendreté incroyable, je n’aurais pas pu imaginer ça. C’était mon premier morceau de kangourou. Jusqu’à maintenant, je n’en connaissais que les animaux de zoo, ceux de bandes-dessinées, celui de la série américaine (Skippy, je crois) et les slips du même nom. Je peux vous dire que c’est sympa, comme viande. Surtout quand on a faim. Ça fond dans la bouche…

Et bon, on a papoté. On a parlé de notre projet d’animation pour les 50 ans de mariage de Brigitte et Michel et on a trouvé quelques idées : je m’habillerai en Bécassine et elle en Spiderman. Ça n’a aucun rapport avec les héros de la fête mais on n’a pas trouvé autre chose comme déguisement. Ensuite, on a pensé faire venir un kangourou mais on ne sait pas trop bien où en trouver un. Après, on s’est dit que peut-être faire venir la fanfare de la Garde Républicaine, ça pourrait avoir un bel effet de surprise mais je crains que ça ne soit difficile de les loger discrètement la veille.

Du coup, on s’est replié vers notre première idée : écrire une espèce de sketch hommage un peu vachard parce qu’il faut bien rire un peu. On a cherché des idées qu’on pense drôles et on commence à avoir une bonne notion de ce que nous allons faire.

Voilà comment se passe un lendemain de jour férié, pour moi. À part ça, je suis écrasé de moiteur et je n’ai qu’une envie, celle d’aller me mettre en position horizontale mais à cette heure-ci, je me demande si c’est bien raisonnable. Non, gardons-en un peu pour demain.