Sur le coup, lundi matin, ça m’a amusé mais je suis vite passé à autre chose. Et ça m’est revenu en tête à deux ou trois reprises, pendant la semaine et à chaque fois, je me disais qu’il fallait que je raconte ça et à chaque fois, j’oubliais tout aussi vite. Il faut dire que comme je suis toujours en train de faire plusieurs choses à la fois, de temps en temps, certaines peuvent passer à la trappe. Mais aujourd’hui, j’ai envie d’en parler et vous comprendrez pourquoi à la fin de ce billet. Avant de raconter ce qui m’est donc arrivé lundi matin, je voudrais juste préciser une chose : je suis très friand de ces petits riens totalement banals mais qui, à mes yeux, sont extraordinaires. Ces coïncidences, ces hasards, ces similitudes fortuites…

Ou alors, pour les sceptiques du hasard, pour les fatalistes, c’est peut-être écrit, comme dans le nom de ce blog mais moi, j’ai du mal à avec la prédestination. Et quand je dis que c’est écrit, c’est juste que ça n’est pas oral. Ça reste. Pas comme les paroles qui pigeon-volent. C’est un choix délibéré d’assumer tout ce que j’ai à exprimer. Les bonnes choses comme les mauvaises, les amusantes comme les tristes voire les sinistres. Assumer mes états d’âme et mes coups, qu’ils soient de cœur, de colère ou de folie. C’est une façon de ne rien refouler et de me laisser aller à ne pas contrôler mes idées ni mes doigts. Juste à les recadrer légèrement quand le besoin s’en fait sentir. Et là, justement, le roi de la digression s’est encore fait remarquer.

Deux paragraphes pour ne pas raconter ce que j’avais à raconter. Il faut le faire, hein ? Donc, lundi matin, je passe en caisse à Auchan et là, à ma grande surprise, le jeune homme me dit : 40 euros tout pile. Pas sûr d’avoir bien compris, je lui réponds : 40 euros tout rond ? Il acquiesce. Et là, je me dis que je suis super fortiche d’avoir fait des courses sans dépenser un seul centime. C’est la première fois que ça m’arrive. Et je passe à autre chose. Et aujourd’hui, j’y retourne, à Auchan et là, la jeune femme me dit : 49 euros. Je lui demande : 49 euros tout rond ? Elle acquiesce. Encore une fois, je fais des courses sans débourser un seul centime. Ma foi, je pense que j’ai la baraka. J’y retournerai, ça c’est sûr.