J’y suis allé en 1985. Je me souviens fort bien de cette soirée à Irkoutsk où nous sommes sortis de notre hôtel pour aller marcher en ville. C’était l’été, là-bas, en Sibérie, un moment où y a du brouillard le soir et où on supporte une petite laine. Nous avions traversé un pont qui enjambait les voies de chemin de fer et un peu de la gare où était arrêté un transsibérien prêt à partir pour Vladivostok. J’ai toujours cette image bien en tête car il y avait comme de la magie dans l’air. Pas besoin pour moi d’aller dans une île paradisiaque avec des cocotiers, des femmes aux seins nus et une mer turquoise transparente pour me faire évader de mon quotidien, non, un train qui s’apprête à franchir tout l’est de l’actuelle Russie.

Un peu moins de 3900 kilomètres en un peu plus de deux jours. Un voyage qui doit sans doute marquer les esprits. Imaginez un peu tous les paysages que le train doit rencontrer, doit montrer à ses passagers. Je ne sais pas si j’aurais aimé faire ce périple mais probablement, oui, pourquoi pas. J’aime l’idée d’aller visiter ces pays un peu extrêmes comme l’Islande, par exemple et je suis certainement influencé par toutes les images que je peux en voir dans des revues ou des reportages à la télévision. Et dans certains films comme Dans les forêts de Sibérie, dont je n’ai pas parlé dans mon blog, le 19 juin, après l’avoir vu au cinéma mais j’aurais dû car j’ai vraiment adoré cette grande aventure en solitaire. J’aimerais aussi aller en Scandinavie, pour sentir ce qu’est le grand nord. Pour avoir l’impression d’être quelque part où tout n’est pas encore pollué.

Je me fais sans doute des idées. Je le reconnais. Car si ça se trouve, ça ne me plairait pas tant que ça mais tant que c’est au niveau du fantasme, ça me fait rêver. Bien plus que l’Ile Maurice, Tahiti ou les Antilles. J’aime quand il fait beau mais j’aime les pays froids. J’aime les gens du nord car ils ont dans le cœur machin, machin, machin. Et j’aime manger des salades composées bien fraîches, des glaces au café et pas qu’en été et boire de l’eau pétillante qui sort du réfrigérateur. Aussi, tout le monde peut comprendre ma grosse contrariété de tout à l’heure, quand je suis revenu, tout content de voir le congélateur livré, installé, prêt à servir et que j’y ai vu deux gnons sur la porte. J’ai immédiatement appelé Darty pour le faire changer dans les plus brefs délais. Non mais sans blague, quoi.