Du mois de juillet, je précise. Bientôt la fin du mois de juillet. Dans mon boulot, ce sera demain. Dans la vraie vie, la vie normale, ce sera lundi. Mais dès demain, ce sera la facturation de fin de mois, pour moi et pareil pour l’inventaire. Ça me fait un peu sourire car le stock, ce jour-là, on demande à ce qu’il soit précis comme si c’était moins important les autres jours. On vit dans une drôle d’époque. En tout cas, dernier jour du mois demain mais surtout, dernier jour de boulot de la semaine. Ma deuxième après ma reprise. Deux semaines qui ont un arrière-goût d’éternité et quand on sait que je ne suis pas spécialement fan de cette notion de perpétuité et d’infini, autant dire que ça ne m’emballe pas. Je préfère les heures normales aux longues heures. Je n’aime pas les heures supplémentaires quand elles ne sont pas payées.

Ça ne m’emballe pas car ça me ramène quelques années en arrière, à l’époque des Sautour et de Sendil. Je peux dire leurs noms, maintenant, ils sont devenus tellement loin de moi et parmi mes rares lecteurs, je sais que personne ne les connaît et n’ira leur répéter ce que je peux écrire ici. Ça me ramène donc à cette époque plus maudite que bénite où en été, je faisais des journées à rallonge (sans rallonge financière) et les 35 heures, je les faisais en trois jours et les deux derniers jours, on n’avait qu’à dire que c’était du bonus, que ça comptait pour du beurre. Tiens, à propos de beurre, est-ce que j’ai sorti celui dont j’aurai besoin tout à l’heure pour préparer mon repas ? Non, je ne l’avais pas fait, maintenant, c’est réparé, en fin d’après-midi, il sera assez ramolli pour que je puisse travailler avec.

Quand je parle de travailler du beurre, rien à voir avec travailler pour du beurre mais un peu quand même, d’où l’association d’idées. Encore une fois, je saute du coq à l’âne sans passer par la case départ et je ne touche pas les 20 000 euros non plus. Une occasion de plus que j’aurai ratée. C’est ma période. J’ai un ami, dans le Nord, qui me dit que jusqu’en 2017, je ne vais avoir que des soucis parce que j’ai Saturne quelque part. Saturne pas rond, en gros. Comme je n’y crois pas à l’astrologie, je me convaincs que ça ne compte pas. Un peu comme Dieu. Quand j’ai besoin de quelque chose d’important, ça peut m’effleurer d’en implorer un s’il existe mais juste pour quelques minutes ou quelques heures, après je passe innocemment à autre chose. Ce que je vais faire, là.