Lave-vaisselle 2, lave-linge 1. C’est le score au bout d’une semaine. J’ai fait tourner deux fois le lave-vaisselle mais une seule fois le lave-linge. Et j’avoue que pour ce dernier, j’ai un peu stressé car je le trouve très compliqué. C’est un lave-linge séchant et je n’en ai jamais eu mais surtout, j’ai un tableau de bord digne d’une cabine de pilotage d’avion (oui, je sais, on dit un cockpit…) et ça, ça n’est pas trop fait pour moi. Je n’avais pas envie de faire de bêtise, ni au niveau du linge en lui-même, ni au niveau de la machine, en elle-même. Félicie, aussi. Je sais, ça n’a rien à voir mais j’avais envie de le dire, là, maintenant. Directement comme ça m’est venu des neurones au bout de chacun des doigts dont je me sers pour écrire sur l’ordinateur.

Cela dit, je l’ai beaucoup observé, le lave-linge, à plusieurs reprises et comme c’est une machine qui est encastrée dans une loge qui a été réservée pour elle, j’ai dû en choisir un avec un hublot et de ça non plus, je n’ai pas l’habitude. Mais ça m’a permis de jouer au voyeur. De mater mon linge en train de tourner dans le tambour et dans l’eau savonneuse. C’est un peu hypnotisant mais j’ai tenu bon, malgré ma fatigue. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça m’a captivé mais pas loin. Ça me plaisait, comme spectacle. Mais on ne peut pas en dire autant de certains autres, qui n’ont pas aimé ça du tout. D’être l’objet de mon voyeurisme. Et je ne parle pas du grutier, il ne travaille pas le samedi, non, tout s’est passé dans la salle d’eau. Entre eux et moi.

Je veux parler de mes slips. Je crois qu’ils sont très pudiques. Et qu’ils n’ont pas aimé que je les regarde en train de se faire laver. Une pudeur assez incompréhensible de mon point de vue mais c’est toujours difficile de se mettre à la place de quelqu’un d’autre. Alors, j’ai réfléchi à cette attitude étrange et saugrenue (à moins que ça ne soit l’inverse) et je me suis dit qu’ils ne m’avaient pas reconnu, mes slips. Il faut dire qu’ils ne voient pas souvent mon visage. Et certainement qu’à travers le hublot et l’eau savonneuse, c’était une image déformée de moi-même que mes sous-vêtements avaient. Ça, je peux le comprendre. Mais je n’ai eu aucun reproche de la part de mes chaussettes. Elles sont beaucoup plus extraverties, elles.