Le monsieur de la fibre est venu hier après-midi pour nous y connecter et faire le nécessaire pour qu’on soit enfin relié au monde. Moi, je pensais que chez Pamplemousse (je n’ose pas donner le vrai nom de l’entreprise mais déjà, en l’appelant pamplemousse, vous devez déjà savoir que ça a un rapport très étroit avec un autre agrume de couleur orange mais je dis ça, je ne dis rien…) et moi, pendant ce temps-là, je suis parti en ville pour y faire quelques achats afin de recevoir Christophe et Anne pour le premier dîner. Merci Picard car sans lui, je n’aurais pas lancé l’invitation car il faut savoir que je ne maîtrise pas encore totalement mon nouveau four et pas du tout la plaque à induction. C’est ma première alors autant vous dire que ce n’est pas simple. Ça chauffe, ça cuit, ça rissole mais ce n’est pas aussi rapide que ce que j’avais avant avec ma plaque vitrocéramique et encore moins que ce que j’avais encore avant, mes brûleurs de gaz.

Aujourd’hui, j’ai un peu (beaucoup) mal à la tête car je ne dors pas assez, avec mes nouveaux horaires et l’emménagement de l’appartement, moins de 5 heures par nuit, ça n’est pas très humain. Mais je dois bien faire avec. Et en rentrant du boulot, où j’ai failli m’endormir tout en travaillant, j’ai voulu tester la connexion. Sauf que le président m’a vertement dit que ça n’était pas la peine que j’allume mon PC, que ça ne marchait pas, qu’il y avait un problème et tout et tout. Alors moi, buté comme un goal lors d’une finale perdue d’un match de foot, j’ai décidé de tenter le tout pour le tout et de l’allumer, le PC. Et en voulant ouvrir une page sur Firefox et sur Chrome, Pamplemousse m’a dit que je pouvais me connecter à travers le réseau Wi-Fi grâce à un code secret que je pouvais recevoir instantanément sur mon téléphone. Ce que j’ai fait illico presto et me voici en train d’écrire le billet du jour depuis mon nouveau chez moi. Sur la nouvelle table de salle à manger.

Le problème, c’est que je ne sais pas si c’est une connexion qui va durer ou non. Alors, dans le doute, je me dépêche parce que si c’est une connexion de secours, si ça se trouve, ça peut planter sans prévenir. Et si c’est au moment de publier mon billet, j’aurai l’air malin. Oui, parce que je pense que c’est une petite connexion. On peut dire que j’en ai une toute petite. Mais on va faire avec. Et après, j’irai me mettre dans un fauteuil, sur la terrasse. Et je fermerai les yeux. Et je ne rêverai à rien d’autre qu’à dormir. Qu’à ne plus penser à rien d’autre qu’à un roupillon que j’espère réparateur, somme toute. Et je peux me permettre de rester avec mon tee-shirt et mon slip, sans autre vêtement car personne ne peut nous voir sur la terrasse. Sauf le grutier, à deux cents mètres mais il a autre chose à faire qu’à mater les quinquagénaires qui font la sieste en slip. Surtout quand ils en ont une toute petite, de connexion, les quinquas en question. Pour le reste, c’est hors sujet.