Pas toujours simple de se retrouver dans un nouvel appartement avec beaucoup de nouveaux meubles et pas encore la moitié de ses affaires déballées. Pas toujours simple car en plus, quand on se lève aussi tôt que moi, on n’a pas toujours envie de s’y mettre l’après-midi alors qu’un fauteuil tout neuf vous tend ses bras (ou le canapé, idem sans oublier le lit qui a besoin d’être rassuré, lui aussi, dans cette chambre inconnue pour lui) et donc, parfois, ça accentue le coup de mou que je suis en train de vivre depuis ma reprise. Je manque de courage physique et donc de motivation. À moins que ça ne soit l’inverse. Rien que pour ça, je m’emmêle les pinceaux, là aussi.

Ce déménagement, rêvé depuis si longtemps maintenant (plusieurs années, déjà) maintenant qu’il a eu lieu, je me dis que c’était une décision bonne à 85% et que c’est une bonne chose de faite. On va pouvoir passer à autre chose de plus serein, probablement, sans doute, j’espère. Passer à autre chose, c’est-à-dire ne plus s’énerver quand on rentrera chez soi. Ne plus subir un environnement grouillant qui en devenait agressif tant au niveau des bruits que du visuel. Alors, ma foi, maintenant qu’on y est, on y reste. Au moins le temps de s’y habituer et de s’y plaire. On ne va pas jouer au yo-yo avec les cartons et encore moins avec les meubles, non plus, sans blague.

Mais en y regardant de plus près, je me dis que non seulement j’ai déménagé mais que je me suis démené âgé pour y arriver. Je me suis battu comme un âne pour que tout puisse se réaliser (pardon ? Se battre comme un âne, ça ne se dit pas ? Et alors, ça prouve seulement que vous n’avez jamais vu un âne en colère…)  Je disais donc que je m’étais battu comme un hippocampe en colère pour que tout se passe le mieux du monde. Mais là, j’ai envie de me reposer. De partir vraiment en vacances. Et de faire comme Mary Poppins, simplement claquer des doigts et tout se rangerait tout seul, chaque chose à sa place et à sa bonne place. On peut rêver, non ?