Non, ce n’est pas une blague. En deux jours et demi, j’ai vraiment brassé une tonne de livres, de disques et de DVD. De toute façon, le calcul est simple à faire, environ 70 cartons pleins à 15 kilos en moyenne, ça fait 1 050 kilos et si je ne me trompe pas, 1 050 kilos, ça fait une tonne cinquante. Ou alors, je suis nul en conversion. Mais à ce point-là, non, je ne crois pas. Bon d’accord, comme ce n’est qu’une estimation car je n’ai pas pesé tous les cartons que j’ai faits, je peux me tromper mais à 100 kilos près, je suis dans le vrai. Sauf que je suis certainement plus au-dessus de la tonne qu’en dessous. Parce que les quelques paquets que j’ai pesés, étaient plus proches des 17 kilos que des 15. Alors maintenant, s’il y a des pointilleux qui cherchent la petite bête…

Ça n’a l’air de rien, comme ça, quand on l’écrit mais quand on le fait vraiment, c’est de la manutention et ça n’est pas non plus aussi simple que ça. Car remplir un cartons de livres, ça serait tellement plus simple si on n’avait que des bouquins de la même taille. Et encore… et encore, les cartons ne sont pas créés en fonction de la dimension des livres. J’en veux pour preuve que j’ai dû compenser les trous avec des slips. Combler le vide avec mes slips. Et quand j’écris ça, ça me semble un peu surréaliste. Non, pas prétentieux, juste surréaliste. Et ça m’amuse beaucoup car si je devais noter la composition de chaque carton comme si c’était un produit de supermarché, je pourrais indiquer contient 0.04% de slip. Ça pourrait être important pour les allergiques aux sous-vêtements.

Et mieux, je pourrais distinguer les slips des boxers et ceux en coton de ceux en polyamide. Mais là, après, on tomberait dans les travers de ce que j’ai déjà dénoncé ici à plusieurs reprises : la Simplification au pays des Droits de l’Homme. Heureusement, pour mes cartons de déménagement, je n’ai pas dû subir des contraintes procédurières à outrance. Mais c’est parce que j’ai pris les choses en mains sinon, si ça avait été le président qui avait tiré le premier, j’aurais certainement eu à décrire le contenu de chaque paquet avec force détails. Voire la couleur desdits slips et autres dessous masculins. Attention, dans le carton 34 : des Astérix, des livres de poche, deux dictionnaires et trois slips Intimissimi : un blanc, un gris et un bleu. Chacun avec des coutures de couleur différente. Non, ça, ça n’était pas possible.