Avec plus de vingt sur vingt cartons de faits, je peux dire que j’ai passé mon épreuve d’emballage haut la main. J’aimerais même avoir une mention très, très bien parce que je crois que je la mérite, cette mention. Et pas une mention bas de gamme du genre « passable », non, je veux une mention d’excellence comme les prix que je recevais quand j’étais à l’école primaire. Je pense que pour ceux qui passaient leur bac récemment, tout ce que je dis signifie quelque chose de fort. Pour les autres, je changerai de sujet dès le paragraphe suivant. D’ailleurs, on va y aller tout de suite, au paragraphe suivant. C’est vrai, ça, pourquoi attendre plus longtemps ?

Avec plus de vins sur vins, nous avons réussi à réduire notre cave personnelle de moitié. Et quand je dis « nous avons » réussi, je suis un peu menteur. J’ai tendance à exagérer et à ramener une partie de la couverture à moi alors que je n’y suis pour rien. C’est le président, tout seul, en se servant de son propre article 49.3 qui a choisi de boire toutes les bonnes (ou moins bonnes) bouteilles millésimées du siècle dernier car il pensait que ça ne servait à rien de les déménager et donc, mieux valait s’en débarrasser en les goûtant car en plus, si elles n’étaient pas bonnes, c’était une raison supplémentaire de ne pas les emporter dans le nouvel appartement.

Avec plus de vains sur vains, nous avons vu le courtier, ce matin et nous avons passé tout le dossier de prêt en revue. Il voulait s’assurer que tout était OK et nous a donné quelques conseils pour éviter des erreurs quand nous allons signer, parapher ou remplir certaines informations qu’on nous demande. Quand on voit la complexité des formalités pour un prêt bancaire, en 2016, on se dit que décidément, en France, au pays des Droits de l’Homme et de la Simplification, il y a quelque chose de mensonger dans le slogan publicitaire. Tout ça nous semble vain et même plus que ça, très vain. Ça ne fait rien, nous sommes dans les starting-blocks et ma foi, on y croit, on y croit.