J’ai pris l’habitude d’écrire mes billets à l’avance quand je pars en week-end. Et là, celui d’aujourd’hui, je l’ai donc écrit depuis la veille, samedi, c’est-à-dire maintenant et non pas demain. Je ne suis pas obligé d’écrire comme ça, à l’avance mais ça me rassure de savoir que j’aurai publié un texte par jour quoiqu’il arrive. Maintenant, si le jour où ce texte est publié ne correspond pas à celui où je l’ai écrit, je ne vois pas où est le problème. D’abord, y a-t-il seulement un problème ? Est-ce que quelqu’un a un problème avec ça ? Je vous regarde, mes cinq ou six lecteurs et je vois que personne ne semble réagir à cette question. Tant mieux. Et en même temps, s’il m’avait fallu expliquer, argumenter ou me justifier, je l’aurais fait, je ne suis pas chien. La seule chose, c’est le problème de la concordance des temps : si j’écris la veille, vous lisez le lendemain et vous allez me poser une question le jour d’après de celui où j’aurai déjà donné ma réponse. C’est un peu compliqué mais si on ne s’énerve pas, on peut tous y arriver, c’est juste une question de bon sens et de calme. Alors, la réponse à la question que vous me poserez probablement demain, je vais vous la donner maintenant. Il ne vous restera plus qu’à poser la bonne en fonction de ce que vais vous dire. Je vais vous dire que là, il est temps pour moi d’aller me reposer avant de prendre la route, tout à l’heure ; que là, il est bientôt 13 heures, que j’ai les yeux qui se ferment presque tout seuls pendant que je suis en train d’écrire ce billet ;  que quand je me réveillerai, à la fin de ma sieste à venir dans pas longtemps, cette sieste sera terminée et fera partie du passé alors que mon départ pour Agmé n’aura pas encore eu lieu mais quand vous lirez mon blog, demain, je serai déjà revenu, sans doute ; que j’aurais pu aérer mon texte en respectant ma discipline des paragraphes mais que là, aujourd’hui (demain, pour vous), non, je n’avais pas envie ; que je vais donc aller m’allonger un moment sur le canapé car si je rate ma sieste, ça décalera d’autant mon départ et franchement, avec tout ce que je viens de dire sur les problèmes de concordance des temps, ça serait dommage que je sois obligé de tout réexpliquer. Et non, ça, je ne suis pas sûr qu’en aurai envie, hier. Ni que j’en avais envie, demain.