Je l’avais bien dit. Dès le premier du mois. Du mois de juin. Parce que je le savais que nous ne déménagerions pas avant le mois de juillet même si j’avais un tout petit rikiki d’espoir à peine visible même avec une loupe très grossissante. Je l’avais bien dit car de toute façon, dès le départ, cette femme, de la banque, je ne l’ai pas sentie compétente. Je l’ai même repérée comme un peu idiote en plus de ne pas être à la hauteur. Du coup, on peut juste prier pour que ça fasse dans les vingt prochains jours. Au maximum. Au-delà, ça serait franchement indécent pour les vendeurs si nous n’avions toujours pas signé l’acte authentique.

En tout cas, en ce lundi, le dernier avant mes deux prochaines semaines de vacances, je suis en attente d’informations, de nouvelles que je souhaite non seulement les plus fraîches possibles mais aussi et surtout, les plus positives possibles. Sinon, je n’en veux pas. Je ne veux rien savoir. Pas aujourd’hui. J’ai juste envie de profiter pleinement de cette dernière demi-journée de week-end sans penser à tous ces problèmes envahissants. Déjà que la nuit… Alors, si en plus, au moment de la sieste, non, ça ne va pas. Ça ne va plus du tout. Et je vous préviens, moi, quand ça ne va plus du tout, je n’ai pas beaucoup de moyens de le montrer : juste trois.

Le premier : je râle pire que le président et je peux aller jusqu’à me mettre en boule. Faire une grosse colère. Une grosse colère nerveuse avec tout et tout. Le deuxième, c’est que je suis triste, je me renferme et je m’isole. Tu parles d’un plaisir pour ceux qui sont autour de moi. Et le troisième, c’est simple : je m’endors en pleine journée. Un peu comme si je faisais l’autruche mais l’autruche croisée avec un ours : j’hiberne pendant quelques dizaines de minutes ou quelques heures en gardant la tête bien dans le sol pour ne plus voir la réalité en face. Et je ne laisse dépasser que mon derrière. Hop, ni vu ni connu. En tout cas, je l’avais bien dit, le premier juin.