En cherchant à me débarrasser, à vendre une grosse quinzaine de mignonnettes d’alcool (une grosse quinzaine, ça signifie dix-sept, chez moi) je me suis retrouvé sur un site qui s’appelle « je collectionne point com » et j’ai découvert qu’il y avait des spécialistes de la chose. J’ai même appris qu’il y avait plein de noms pour ceux qui aimaient tout ce qui touchait aux bistrots, à la boisson et aux accessoires et objets. Comme c’est dimanche, je me propose d’étaler ma science un peu comme un prêche de culture. Un prêche sur l’apologie des cafés comme ceux que j’ai pu fréquenter quand j’étais jeune, celui du coin de la rue ou celui de la Poste, par exemple.

Déjà, pour la généralité, ceux qui collectionnent les objets de bistrots sont des bistrophiles mais il vaut mieux se spécialiser dans un domaine plus précis et justement, ceux qui aiment les mini-bouteilles, ces fameuses mignonnettes, savent-ils seulement qu’ils sont buticulamicrophiles ? Et comme ces petits flacons sont rarement sans alcool, on va rester dedans. D’abord, en ce qui concerne la bière : les cervacapsulophiles aiment les capsules de bière, des cervalobelophiles aiment les étiquettes et/ou les sous-bocks de bouteilles de bière. Ceux qui préfèrent les étiquettes des bouteilles d’alcool sont les éthylabelophiles.

Il y a aussi les hélixophiles, qui ne gardent que les tire-bouchons et les tudiculaphiles, sont les rois des touilleurs et des mélangeurs. Ceux qui ne savent pas s’arrêter et vont donc toujours trop loin sont les géenvidevomirophiles et il vaut mieux ne pas trop les fréquenter si on ne veut pas en recevoir plein sur soi. Ceux qui collectionnent les bouteilles vides sont les tatoubutophiles et ceux qui les gardent entamées sont les tapatoubutophiles. Enfin, ceux qui sèment les cadavres de bouteilles un peu partout dans la rue, en ce moment, ce sont les supporterofootophiles. Je ne les aime pas du tout, ceux-là. Tiens, pour une fois, je n’ai pas parlé des cégétistes. À mon avis, ils font partie de la dernière catégorie.