On s’en doutait un peu, non ? Même si on a cru qu’il y aurait peut-être une bonne étoile pour nous permettre de tenir l’engagement initial du 17 juin. Mais non, les bonnes étoiles, en ce moment, elles sont parties se la péter en douce dans des contrées plus accueillantes, sans doute. Il faut dire que rester en France, actuellement, que ce soit la journée ou la nuit, ça ne donne pas vraiment envie. La journée, ce sont des manifestations, des tueries de gens chez eux, des saccages d’hôpitaux (oui, un seul saccage d’un seul hôpital mais j’avais envie de mettre un pluriel) et des bagarres de supporters de foot alcoolisés (aurais-je pu éviter ce pléonasme : supporters alcoolisés ? Oui mais j’ai préféré insister sur ce point désolant) et autres blocages du pays. Sans oublier la météo qui n’arrange rien.

Donc, finalement, ben non, pas ce mois-ci. Même si on s’en doutait plus qu’un peu. Parce que ce n’est vraiment plus possible d’espérer signer l’achat définitif demain chez le notaire. Je viens de lui écrire un mail pour lui faire passer l’accord de prêt et les doubles des assurances validées mais ça n’est pas encore le prêt officiel. On ne sait même pas quand on va pouvoir fixer une nouvelle date car tant qu’on n’a pas l’édition du prêt, c’est comme si c’était toujours non validé. D’ailleurs, c’est toujours non validé puisque c’est toujours en attente. Un pays, celui des Droits de l’homme et de la Simplification, comme la France où il faut un temps interminable pour valider un prêt déjà accordé de principe. D’autant qu’on a déjà vu le premier prélèvement de l’assurance du président.

Alors ma foi, si ce n’est pas possible pour ce mois-ci, j’espère seulement que ça le sera pour le mois prochain. Déménager en juillet, pourquoi pas ? Ça bouscule un peu mes plans mais bon, il faut savoir s’adapter. Déjà, on peut se consoler en se disant qu’il n’y aura plus l’Euro de Foot, donc, probablement plus que les bordelais (moins ceux qui seront en vacances) et des touristes normaux. Peut-être qu’il fera même meilleur qu’en ce moment parce que déménager sous la pluie, c’est moyen pour les cartons, les meubles et le brushing des manutentionnaires car il faut le savoir, on ne voit jamais un fort des halles avec un parapluie alors qu’il est en train de porter du lourd. Je me console comme je peux mais franchement, j’ai un peu le moral comme le ciel : gris pesant.