Il en est des gens, comme des fruits, des légumes et des boissons alcoolisées. Certains sont bons pour notre équilibre et d’autres, sont à bannir de nos relations.

Je vais prendre un exemple au hasard. Tiens, moi, puisque je suis là, juste là. Ce n’est pas la peine d’aller chercher plus loin ce que j’ai sous la main. Attention, je n’ai pas dit « dans la main !... » Donc, en ce qui me concerne, est-ce que je peux faire le point sur mes relations pour voir si je suis cohérent avec la phrase de l’introduction de ce billet ? Oui. Je peux faire le point sur les relations. Voyons voir, commençons par le pire et allons vers le meilleur, d’accord ? D’accord. J’aurais aussi pu dire « oui, je veux bien » mais « d’accord », ça fait plus enthousiaste, je trouve.

Alors bon, du pire au meilleur. Est-ce que j’ai des terroristes dans mon entourage ? Non. Parce qu’il faut les fuir comme la peste. Ne pas en connaître. Comme les mauvais aliments très néfastes pour notre organisme. Mais suis-je vraiment sûr de ne pas en connaître ? Voyons voir… Le seul barbu que je connaisse, c’est Jean-Yves mais il n’a pas la barbe comme ceux qui en veulent à la terre entière. Et puis il n’a pas plus de croyances religieuses que moi. Pas même catholiques. Alors que nous sommes baptisés tous les deux. Non, je suis vraiment certain de moi : pas de terroriste autour de moi.

Ensuite, moins pires, évidemment : est-ce que j’ai des cégétistes autour de moi ? Je veux dire, autour de moi directement, des syndicalistes que je connaîtrais dans mes amis ou ma famille, bien sûr. Les gens que je ne fréquente pas, à la limite, je m’en fous. Je connais un ex-cégétiste qui votait à droite, une exception étonnante, je le concède mais sinon, pas, je n’en connais pas. Il y a bien Christophe qui doit être syndiqué du rail mais comme je ne voudrais pas me fâcher avec lui, je l’aime trop, ça ne compte pas. Je peux donc dire que je ne consomme les syndicalistes qu’avec très grande modération.

Je ne les fuis pas comme la peste a contrario des éventuels terroristes qui pourraient se trouver sur mon chemin et j’aurais même le courage (un peu couard, je l’avoue) de les affronter si l’occasion m’en était donnée. À condition qu’ils ne soient pas cagoulés et qu’ils ne portent pas de banderoles sous mes yeux. Et à condition qu’ils ouvrent un peu leur esprit et qu’ils oublient leur quant-à-soi. Un dialogue envisageable, peut-être, oui. Mais encore une fois, avec modération. Sinon, non. Je n’ai pas de temps à perdre.

Enfin, le meilleur, que j’ai gardé pour la fin, encore une fois : dans mon entourage, il y a des personnes que je fréquente sans modération, à discrétion, avec un plaisir toujours renouvelé. Je parle de certains collègues, chaque jour, au travail avec qui c’est un peu comme un régal de partager du temps ensemble. Dans ma famille, il y a des gens extraordinaires, qui me font du bien et chez mes amis, comment dire, j’ai envie de dire qu’on a les amis qu’on mérite et de ce côté-là, j’ai de la chance. Alors, avec tous ceux-là, ceux que j’aime, c’est amour et à volonté.

Ne pas tenter l’impossible avec ceux qui n’ont pas d’intérêt et aimer les autres, totalement. Jusqu’à l’ivresse, même, si l’envie s’en fait sentir.