Première question essentielle, pour ne pas dire existentielle : qui a peur de Virginia Woolf ? On se le demande depuis bientôt cinquante-cinq ans et on peut se demander si on a déjà entendu une réponse crédible à ce sujet. Je pense que non parce que, si ça avait été le cas, bien des scènes de ménage et des règlements de compte familiaux n’auraient pas eu lieu depuis. Ça prouve surtout qu’on ne tire pas toujours des leçons de nos expériences.

Autre question capitale, pour ne pas dire ontologique : que sont devenues les fleurs ? Il fut un temps où je me suis vraiment posé cette question, il y a une trentaine d’années alors qu’on ne voyait plus vraiment de coquelicots dans la campagne et encore moins de bleuets. Maintenant, on en voit de nouveau et parfois, des champs entiers qui viennent tâcher de rouge toute cette verdure environnante. On a donc une partie de la réponse.

Troisième question primordiale, pour ne pas dire thétique, combien pour ce chien dans la vitrine ? C’est vrai, ça, en pleine période de crise, de chômage qui ne bouge que d’un frémissement à peine perceptible, de malaise social, d’impôt sur la fortune pour quelques nantis malchanceux et de publicités pour des prêts à la consommation Cetelem et des remplacements de pare-brises par Carglass, on peut se demander quelle est la cible pour les animaleries.

Quatrième question déterminante, pour ne pas dire notionnelle, c’est très tendance, en ce moment. Quel que soit l’endroit dont on parle : dans les postes à haute responsabilité, dans des métiers jusque-là réservés aux hommes, chez nos élus : où sont les femmes ? Je propose qu’on demande à deux spécialistes : Dominique Strauss-K. et Denis B. dont je tairai le nom pour ne pas leur porter préjudice, après tout, ils ont le droit eux aussi à un peu de respect. J’attends leur réponse.

Dernière question fondamentale, pour ne pas dire idéelle : y a-t-il un pilote dans l’avion ? Non, je ne parle pas de l’État Français que je comparerais à un Rafale mais bel et bien d’un aéroplane civil. Donc, pour espérer avoir une réponse claire, nette et précise, je repose ma question : y a-t-il un pilote dans l’avion ? Ah ben non, suis-je sot, il n’y en a pas, ils sont tous en grève. Bon d’accord, peut-être pas tous selon les syndicats mais en totalité selon les usagers.